Des parachutistes britanniques ont été parachutés en France dans le cadre de l’exercice multinational ORION 26, rejoignant leurs homologues français lors d’une vaste opération aéroportée destinée à tester les forces de réaction rapide selon des scénarios de l’OTAN.
Près de 2 000 militaires issus de la 16e Brigade aéroportée britannique et de la 11e Brigade Parachutiste française ont participé à cet exercice de neuf jours, opérant ensemble au sein de la Force combinée interarmes aéroportée. Le scénario s’appuyait sur le soutien à un allié de l’OTAN confronté à une insurrection et à une menace d’invasion, avec une force appelée à se déployer rapidement et à saisir des points clés.
L’exercice a débuté par la mise en place d’un commandement conjoint près de Paris, avant qu’éléments spécialistes de reconnaissance des deux pays ne soient insérés par parachutisme en chute libre sur le camp d’entraînement de Saint-Cyr-Coëtquidan en Bretagne. Leur mission consistait à neutraliser des défenses aériennes ennemies simulées et à préparer une zone de largage pour la force principale.
Le 2e Bataillon du Parachute Regiment britannique a été transporté par avion A400M Atlas depuis la base RAF de Brize Norton, tandis que les unités françaises sont parties d’Orléans-Bricy. Un peloton italien de la Brigata Paracadutisti Folgore a également participé au saut, marquant ainsi la première intégration d’un élément aéroporté italien dans ce cadre lors d’ORION.
Le général de brigade Renaud Rondet, commandant la 11e Brigade Parachutiste, a souligné que ce déploiement « illustre la réactivité et les capacités de cette force d’entrée initiale, prête à combattre dans les conditions les plus extrêmes et les environnements les plus complexes ». Il a ajouté que l’exercice visait également à intégrer d’autres unités aéroportées européennes.
Des véhicules, des matériels ainsi que 18 tonnes de ravitaillement, comprenant rations et munitions, ont été parachutés par les A400M de la RAF. Une fois au sol, les troupes se sont dispersées pour mener des actions offensives contre des forces insurgées simulées et établir des positions défensives le long d’une route fictive d’invasion.