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Les marchés asiatiques enregistrent un rebond porté par la baisse des prix du pétrole, tandis que le Canada manifeste son intérêt pour l’achat de 72 avions de chasse Gripen. Par ailleurs, OpenAI prépare son entrée imminente en bourse, suscitant l’attention des investisseurs particuliers et institutionnels dans un contexte d’engouement pour l’intelligence artificielle.

Après un léger recul de la Bourse de Stockholm, avec l’indice OMXS30 en baisse de 0,31 % et OMXSPI à -0,17 %, la devise suédoise se renforce face au dollar et à l’euro à 9,40 SEK et 10,86 SEK respectivement. Le prix de l’or se stabilise autour de 1 314 SEK le gramme, en lien avec les anticipations d’une reprise boursière.

Aux États-Unis, les indices progressent modérément, avec le S&P 500 en hausse de 0,30 % et le Nasdaq 100 gagnant 1,58 %. Parmi les géants technologiques, Tesla réalise la meilleure performance avec +4,59 %, tandis qu’Apple recule de 1,89 %. Lors de sa conférence annuelle WWDC, Apple a présenté Siri AI, une version d’intelligence artificielle dont le déploiement bêta est prévu plus tard cette année, mais exclura l’Union européenne et la Chine pour des raisons juridiques, illustrant les difficultés de la firme à adapter ses technologies avancées à d’autres langues que l’anglais.

Sur le marché pétrolier, les cours du Brent évoluent autour de 92 dollars le baril, proche de leur plus bas niveau depuis le lancement de l’opération Epstein Fury dans le Golfe persique. Cette baisse s’oppose aux discours alarmistes évoquant une “pire crise énergétique jamais connue”, avec des médias annonçant un possible doublement des prix ou l’imminence d’une rationnement. Pourtant, les prix chutent, ce qui suscite une certaine perplexité.

Pour rappel, le prix du baril WTI ajusté à l’inflation a atteint un sommet historique de 211 dollars en juin 2008, dépassant largement le niveau actuel de 89 dollars, dans le contexte qualifié par certains d’“ultime crise énergétique”.

En Asie, la tendance est globalement à la hausse, hormis l’Australie où l’indice ASX 200 baisse légèrement de 0,11 %. Le Hang Seng affiche une quasi-stabilité à +0,02 %, le KOSPI sud-coréen s’envole de 8,22 %, le Nikkei 225 progresse de 2,08 % et le Straits Times compte +1,04 %.

Indicateur de la nervosité des marchés, l’indice CNN Fear & Greed s’abaisse vers la zone “fear”, ce qui laisse présager un potentiel rebond dès que le “extreme fear” sera atteint, considérée comme une opportunité d’achat.

Sur le front des armements, plusieurs sources canadiennes rapportent l’intérêt du pays pour l’acquisition de 72 avions Saab Gripen, avec une option pouvant aller jusqu’à 140 appareils, dont la production serait partiellement localisée au Canada. Ce projet vise également à créer jusqu’à 9 000 emplois sur le territoire. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de tensions politiques liées aux choix précédents en faveur du F-35 américain, souvent critiqué pour sa dépendance aux États-Unis via une “kill switch”.

Une certaine résistance subsisterait au sein de l’Armée de l’air canadienne concernant le système radar GlobalEye de Saab, mais il est attendu que l’OTAN officialise prochainement ce dispositif comme son principal système de radar aéroporté défensif. Il est également envisagé que la production de Gripen destinée à l’Ukraine soit réalisée au Canada selon les mêmes sources.

Sur un plan stratégique, ce choix aérien pourrait aussi servir de levier lors des négociations en vue d’un nouvel accord commercial CUSMA (Canada, États-Unis, Mexique).

Cette annonce date du 6 juin et ne devrait pas impacter à court terme le cours en bourse de Saab.

Dans le secteur technologique, OpenAI, propriétaire de ChatGPT, a officiellement soumis une demande d’introduction en bourse auprès de la Securities and Exchange Commission américaine. Cette opération valoriserait l’entreprise à environ 1 000 milliards de dollars. Le Financial Times précise que le prospectus d’IPO a été déposé de manière confidentielle, marquant ainsi le début d’une des introductions les plus attendues de l’année.

Par cette démarche, OpenAI rejoint d’autres acteurs majeurs de la tech valorisés à plusieurs centaines de milliards, tels que SpaceX avec 1 780 milliards de dollars et Anthropic estimé à 900 milliards. Les investisseurs, notamment les petits porteurs et les fonds de pension, sont ainsi sollicités pour financer la prise de bénéfices des actionnaires dans cette bulle spéculative autour de l’intelligence artificielle.

Il convient de rappeler que les bulles financières, malgré leur montée spectaculaire, ne génèrent de véritables gains qu’au moment de la réalisation effective des plus-values, c’est-à-dire lors de la vente des actifs contre des liquidités réelles, au-delà de transferts internes entre actions ou fonds.