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Le site historique du monastère de la Laure de Kiev a été frappé lors d’un bombardement massif russe durant la nuit, mettant en feu la cathédrale principale. Par ailleurs, à Kharkiv, une double attaque russe a coûté la vie à cinq pompiers qui intervenaient pour éteindre un incendie.

Le monastère de la Laure de Kiev, classé au patrimoine mondial, a subi des dommages importants après un bombardement russe d’envergure qui a déclenché un incendie majeur dans sa cathédrale principale. Construite au XIe siècle, cette enceinte sacrée est l’une des plus anciennes structures intactes de la chrétienté, représentant un patrimoine majeur pour l’Église orthodoxe, bien plus ancien que la ville de Moscou elle-même.

Selon les premières évaluations, les dégâts sont sévères et les secours se mobilisent pour contenir l’incendie. Le bombardement a été attribué à une roquette Geran-2 russe, dont des débris ont été retrouvés sur place. Ce drone de haute précision est fabriqué à Alabuga, en Russie.

À Kharkiv, la situation reste également critique. Lors d’une double frappe par missiles balistiques, cinq pompiers ukrainiens ont perdu la vie alors qu’ils intervenaient sur un feu provoqué par les bombardements. Cette attaque ciblée illustre la stratégie russe visant à déstabiliser les capacités de secours civil et militaire, aggravant ainsi le bilan humain.

La campagne de tirs menée durant la nuit a vu l’utilisation de 681 roquettes et missiles, dont six hypersoniques Tsirkon, 34 roquettes balistiques, 30 missiles de croisière (Ch-101 et Iskander-K), ainsi que 611 drones armés de type Shahed. L’armée de l’air ukrainienne a réussi à intercepter 632 de ces engins, y compris 5 Tsirkon, 15 missiles balistiques et la totalité des missiles de croisière. Ces chiffres témoignent de la densité et de la violence des frappes.

Par ailleurs, des drones russes continuent de patrouiller et d’attaquer les rues de Kharkiv, souvent lancés à partir de drones-mères. Cette tactique déployée par Moscou vise à multiplier les menaces asymétriques sur les zones urbaines.

Dans le domaine militaire russe, il est à noter que cette année encore, la Russie a annulé la cérémonie traditionnelle de la Journée de la Marine prévue à Saint-Pétersbourg, probablement de crainte d’attaques ukrainiennes ciblant les rares navires encore opérationnels de la flotte russe.

Sur le terrain, les forces ukrainiennes ont endommagé des camions et une importante autoroute aux abords de la ville occupée de Novoazovsk, en mer d’Azov, contraignant la circulation lourde à être déviée.

Enfin, le réseau de distribution de carburant connaît une crise croissante à Saint-Pétersbourg, avec des files d’attente étendues, reflétant soit une panique d’approvisionnement soit une pénurie réelle.

Razom do peremohi ! (Ensemble vers la victoire !)