La France a choisi le drone intercepteur autonome BLAZE, développé par la société lettone Origin Robotics en collaboration avec son partenaire français DSV, à l’issue d’une évaluation comparative de plusieurs systèmes de lutte contre les drones.
Les premières unités devraient être livrées dans les semaines à venir, avec un début de formation des opérateurs prévu peu après.
Par ailleurs, un accord prévoit l’implantation en France d’une chaîne d’assemblage et de production locale.
DSV assurera l’assemblage et la fourniture des systèmes sur le territoire national, dans le cadre d’un transfert de technologie organisé avec Origin Robotics.
« Cette initiative s’inscrit dans un processus plus large de transfert technologique visant à renforcer la souveraineté industrielle et technologique française dans le domaine de la lutte anti-drones, tout en développant une filière nationale sous label ‘Made in France’ », ont indiqué les entreprises.

Cette décision intervient alors que les forces armées européennes intensifient leurs investissements dans les systèmes anti-drones, en réaction à l’usage croissant de véhicules aériens sans pilote à bas coût pour des missions de reconnaissance, de surveillance et de frappe.
BLAZE est un drone intercepteur portable conçu pour neutraliser des drones ennemis. Le système combine la détection radar à un suivi de cible assisté par intelligence artificielle. Une fois l’autorisation donnée par l’opérateur humain, il peut neutraliser la menace soit par collision directe, soit en utilisant une charge explosive à fragmentation.
Ce dispositif peut être déployé en moins de dix minutes et maintient l’opérateur dans la boucle décisionnelle tout au long de l’engagement.
Le système est déjà en service dans plusieurs armées européennes et bénéficie d’une codification OTAN, ce qui facilite son intégration dans les chaînes logistiques et les procédures d’approvisionnement de l’alliance.
La France devient ainsi le quatrième utilisateur européen de ce type de drone après la Lettonie, la Belgique et l’Estonie.

Le système exploite directement les données radar pour alimenter l’autopilote embarqué, ce qui permet à BLAZE de voler de manière autonome vers la cible avant de l’acquérir, de la suivre et de réaliser l’interception sous la supervision de l’opérateur.