Le programme Euston représente l’un des investissements gouvernementaux les plus importants et durables en Écosse pour les prochaines décennies, avec une augmentation prévue de l’emploi et de la formation dans les zones concernées dès le lancement des travaux.
Cette évaluation a été exposée par Lord Coaker, ministre d’État au ministère de la Défense, en réponse à une question écrite posée par Lord Beamish, pair travailliste. Ce dernier souhaitait connaître l’estimation gouvernementale du nombre d’apprentissages que le programme pourrait générer en Écosse et dans le nord-est de l’Angleterre.
« Le programme sera l’un des investissements gouvernementaux les plus significatifs et durables en Écosse au cours des prochaines décennies », a affirmé Lord Coaker, précisant que l’emploi et la formation au niveau local allaient augmenter, l’investissement produisant également des « bénéfices économiques, sociaux et environnementaux régionaux et au-delà ».
Concernant les chiffres précis demandés par Lord Beamish, le ministre a indiqué que la stratégie commerciale pour la construction des docks flottants et des infrastructures portuaires sera finalisée dans le cadre de la décision d’investissement prévue après la publication du Plan d’Investissement de la Défense. Le nombre exact d’emplois et d’apprentissages au Royaume-Uni « ne pourra être évalué qu’après la finalisation du processus d’achat ».
Le programme Euston consiste en la construction de deux docks flottants destinés à fournir une capacité d’ingénierie hors de l’eau robuste pour la flotte de sous-marins de la Royal Navy, à la base navale de HM Naval Base Clyde, d’ici au début des années 2030. Le dossier d’affaire du programme est attendu pour le milieu de l’année, suivi par les décisions d’approvisionnement. L’ampleur de cet investissement, concentré sur la Clyde, justifie la qualification du ministre comme un soutien de longue durée à l’économie écossaise, même si les retombées précises en matière d’emplois dépendent encore des choix d’achat qui n’ont pas été arrêtés.
Cette décision d’investissement, ainsi que le modèle commercial et le paysage des emplois qui en découlera, seront rattachés au Plan d’Investissement de la Défense que le gouvernement s’est engagé à publier avant le sommet de l’OTAN prévu le mois prochain. Ce document est devenu l’élément clé dont dépend désormais une longue série de décisions relatives aux capacités militaires et à l’industrie.
Le site de construction des docks reste la question centrale non résolue du programme, aucun contrat n’ayant encore été attribué. Le chantier naval de Navantia UK à Methil, dans le Fife, s’est ouvertement positionné pour remporter la construction, soulignant sa transformation grâce au projet de barge Seahorse. Par ailleurs, les syndicats militent pour que les travaux restent sur le territoire britannique. La section écossaise du syndicat GMB a même averti l’ancien secrétaire à la Défense John Healey que confier la construction à l’étranger serait une forme de « préjudice national d’une ampleur considérable ».
Les propos du ministre soulignant l’ampleur de l’investissement en Écosse risquent d’alimenter ce débat sur la part réelle des travaux et des emplois qui seront finalement attribués au Royaume-Uni.