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La Marine américaine a levé le blocus imposé dans le détroit d’Hormuz, tout en maintenant ses navires dans la zone, a annoncé jeudi le Commandement central des États-Unis (CENTCOM), mettant fin à deux mois d’une double interruption du passage maritime stratégique.

« Les forces américaines ne bloquent plus le transit des navires à destination ou en provenance des ports iraniens », a précisé CENTCOM. « Toutes les opérations militaires d’application du blocus ont cessé. »

Cette décision intervient après que le président Donald Trump a signé un accord initial visant à mettre fin au conflit et à rouvrir le détroit d’Hormuz. Néanmoins, les nombreux navires déployés pour faire respecter le blocus — parmi lesquels plusieurs destroyers et le porte-avions USS Abraham Lincoln — restent dans la zone générale afin de garantir que toutes les clauses de l’accord soient respectées et pleinement effectives.

Cette instruction de CENTCOM fait suite à une déclaration de Donald Trump, quatre jours plus tôt, autorisant « le retrait immédiat du blocus naval américain ». Toutefois, le blocus est resté en place jusqu’à la signature formelle de l’accord par le président lors d’une rencontre en Europe. Ce traité prévoit un cessez-le-feu de 60 jours destiné à permettre la reprise de négociations formelles pour mettre un terme complet à la guerre. Il prévoit également la levée des sanctions imposées à l’Iran, la garantie qu’il ne développera ni n’acquerra d’armes nucléaires, ainsi que le déblocage des avoirs financiers iraniens.

La présence continue de la Marine américaine autour du détroit illustre que, malgré la suspension des hostilités, les deux parties restent en état de préparation face à un éventuel retour du conflit. Lors du sommet du G7, mercredi, Donald Trump a averti que les États-Unis pourraient reprendre les bombardements contre l’Iran si l’accord venait à être rompu.

En début de guerre, l’Iran avait fortement restreint le trafic maritime dans le détroit, interrompant notamment le transit d’hydrocarbures et de produits chimiques, affectant une voie maritime d’une importance stratégique majeure. Le 13 avril, quelques jours après l’annonce du premier cessez-le-feu, CENTCOM avait annoncé le blocus des ports iraniens, fermant de facto le détroit et immobilisant de nombreux navires.

Le chef de CENTCOM, l’amiral Brad Cooper, a indiqué vendredi que plus de 15 000 militaires avaient participé ou apporté leur soutien à l’opération de blocus durant cette période.

Selon CENTCOM, 142 navires commerciaux ont été contraints de faire demi-tour pour ne pas franchir la zone de blocus, tandis que neuf autres ont été neutralisés. Dans ces cas, la Marine américaine a utilisé ses canons de pont ou des missiles tirés depuis des avions de chasse pour stopper les navires. Des opérations d’arraisonnement ont également été menées par des Marines et autres forces armées, qui ont saisi certains bâtiments tentant de forcer le passage.

Le 11 juin, un bombardement mené par les forces américaines contre le pétrolier M/T Settebello a causé la mort de trois marins indiens à bord, faisant des victimes humaines le premier bilan du blocus.