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La Marine espagnole a procédé au lancement d’essai de l’intercepteur Hornet Block 1 depuis la frégate F-81 Santa María, dans le cadre d’une démonstration conjointe avec Destinus visant à évaluer le déploiement en conteneurs de ce système pour la défense aérienne navale.

Le test, réalisé le jeudi 18 juin 2026, a consisté à tirer un missile Hornet Block 1 depuis une unité containerisée installée sur le pont hélicoptère de la frégate. Le navire Santa María, de la classe Oliver Hazard Perry, a servi à étudier l’intégration de cet intercepteur sur des plateformes navales existantes sans nécessiter de modifications structurelles majeures. La démonstration visait particulièrement à valider la capacité du système à opérer en milieu maritime contre des menaces aériennes subsongiques.

Le Hornet Block 1 est un intercepteur containerisé conçu pour neutraliser des véhicules aériens sans pilote (UAV) subsongiques ainsi que des essaims coordonnés de drones. Il utilise un guidage radar initial suivi d’une phase terminale autonome grâce à des capteurs électro-optiques, infrarouges et radar.

Ce système est spécifiquement développé pour fonctionner en conditions de non-disponibilité du positionnement par satellite (GNSS). Selon le fabricant, il dispose d’une portée supérieure à 75 km et transporte une charge utile explosive de 1,5 kg. Son objectif est d’offrir une solution plus économique face aux drones de catégorie 3 et aux attaques en essaim, comparé aux missiles sol-air traditionnels.

Le concept de lancement containerisé permet d’employer des unités standard de transport, facilement déployables sur le pont ou intégrables dans l’agencement des navires sans recours à des systèmes verticaux dédiés. Cette approche vise à augmenter la capacité d’emport d’intercepteurs sur les bâtiments de combat de surface sans travaux lourds.

Une version évoluée, le Hornet Block 2, est en cours de développement. Elle se veut multirôle, capable d’intercepter des menaces aériennes subsongiques tout en réalisant des frappes de précision contre des cibles terrestres et navales. Ce modèle amélioré atteindra une portée supérieure à 150 km, avec une charge utile de 3 kg. Il intégrera des capacités avancées d’opérations en essaim pilotées par intelligence artificielle et l’assignation dynamique des cibles. Comme le Block 1, il sera adapté au lancement depuis conteneurs et conçu pour opérer par tout type de conditions météorologiques.

Le test réalisé par la Marine espagnole s’est limité à la configuration Block 1. Aucune information n’a été communiquée concernant le profil de menace simulé, les paramètres détaillés de la mise à l’épreuve ni les résultats définitivement obtenus.