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En dix-huit mois d’activité, le centre de commandement de l’OTAN chargé de la coordination du soutien militaire à l’Ukraine a supervisé la formation de plus de 59 000 militaires ukrainiens et regroupe désormais 31 nations, a indiqué un haut responsable militaire de l’Alliance.

Au détour de la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, ce responsable a expliqué que le commandement chargé de l’Assistance à la sécurité et de la formation pour l’Ukraine, connu sous l’acronyme NSATU, est aujourd’hui « une organisation pleinement opérationnelle », rassemblant plus de 300 personnels issus de 31 pays. Ceux-ci travaillent 24h/24 aux côtés d’officiers de liaison ukrainiens intégrés, dans ce qu’il qualifie de « partenariat très étroit ».

Il a précisé que le Japon avait rejoint officiellement l’initiative le mois précédent, devenant ainsi le troisième pays partenaire hors OTAN, aux côtés de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Ce choix illustre selon lui une réalité plus large : le soutien à l’Ukraine « dépasse largement le cadre de l’Alliance », ces partenaires étant profondément engagés dans la défense ukrainienne et la stabilité euro-atlantique.

Concernant la formation, le haut responsable a indiqué que depuis la création du NSATU, plus de 59 000 militaires ukrainiens ont été formés via des programmes coordonnés par 34 pays. Ces formations se sont déroulées lors de plus de 1 800 sessions réparties initialement sur plus de 200 sites, aujourd’hui regroupés en moins de 60 pour améliorer l’efficacité et la standardisation. Les formations couvrent un large spectre, de l’initiation des recrues jusqu’à la formation des cadres à l’échelle de la brigade, en passant par les soins médicaux au combat et l’instruction aux armes spécialisées.

Le commandement joue un rôle central en faisant le lien entre les besoins ukrainiens et le soutien allié, fournissant à Kyiv une interface unique pour coordonner la logistique, les approvisionnements, la formation et le développement des capacités. Il a également organisé cinq sessions du cadre de développement des forces opérationnelles, la dernière ayant rassemblé près de 800 participants issus de 28 pays, incluant environ 90 officiers généraux et dirigeants politiques de haut niveau.

Le responsable a souligné que cette mobilisation n’est pas un acte de charité, mais un impératif de sécurité collective. Il a insisté sur le fait que « le coût de ne pas soutenir l’Ukraine aujourd’hui serait beaucoup plus élevé demain », réaffirmant l’engagement du commandement et de ses partenaires à continuer de transformer les besoins ukrainiens en capacités concrètes jusqu’à l’obtention d’une paix durable.