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NATO et l’Ukraine ont lancé un concours d’une valeur de 250 000 euros afin de développer des technologies capables de perturber et neutraliser durablement les aérodromes ennemis. Cette initiative vise à empêcher de manière continue les opérations aériennes clés des adversaires, ciblant leurs avions, pistes, réserves de carburant et de munitions, ainsi que les installations de soutien au sol.

Nomée « Persistent Airfield Denial » (Dénégation Persistante des Aérodromes), cette opération répond également aux actes hostiles émanant d’installations protégées qui permettent le déploiement de bombes guidées, missiles de croisière et autres armes à distance hors de portée des défenses ukrainiennes.

Le programme est piloté conjointement par le Commandement Transformation de l’OTAN et le Centre conjoint d’analyse, de formation et d’éducation OTAN-Ukraine.

Critères du programme

Un appel à propositions publié par l’OTAN précise que l’effort est ouvert aux systèmes autonomes ou télécommandés capables d’effectuer des frappes soutenues. Sont notamment envisagés les systèmes aériens sans pilote classiques, les munitions rôdeuses ou les technologies de type essaim.

Les solutions doivent pouvoir opérer dans des environnements où les signaux sont brouillés et où la guerre électronique est active, et ce, dans toutes les conditions météorologiques.

Les responsables accordent la priorité aux systèmes capables d’attaquer plusieurs cibles, dotés d’une grande endurance et nécessitant une formation minimale pour les opérateurs.

Les organisateurs insistent également sur le déploiement rapide de ces technologies, avec une préférence pour des solutions opérationnelles sous quelques mois.

Les propositions doivent être soumises d’ici fin juillet, et jusqu’à 10 finalistes seront annoncés début août.

Les partenaires retenus présenteront leurs concepts lors d’un événement à Varsovie, où trois lauréats pourront se partager la dotation financière et potentiellement accéder à des phases ultérieures de tests et d’intégration.

« Chaque mission débute depuis un aérodrome », souligne l’OTAN dans le document. « La logique du champ de bataille est claire : la défense de point et l’interception réactive des armes individuelles doivent être complétées par une dénégation persistante à la source. »