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La société américaine Onebrief a intégré sa plateforme de planification militaire au sein du programme Next-Gen Command-and-Control (NGC2) de l’armée américaine. Ce programme vise à moderniser les systèmes de commandement et contrôle en déployant une architecture unifiée basée sur le cloud, facilitant l’accès et le partage des données opérationnelles entre différentes fonctions de combat.

Plutôt que de remplacer les logiciels existants, Onebrief offre un environnement de planification commun qui connecte les données provenant de multiples systèmes militaires. Sa plateforme intègre les technologies développées par plusieurs entreprises, notamment Anduril, Palantir, Striveworks, Govini et Microsoft, permettant aux planificateurs de travailler à partir d’une interface unique.

La solution de Onebrief permet aux commandants et à leurs états-majors d’élaborer des plans opérationnels de manière collaborative, puis de les transférer directement vers les systèmes de commandement et de contrôle, ainsi que d’exécution. Le logiciel vise à connecter les planifications relatives au renseignement, à la manœuvre, aux appuis-feux, à la logistique, à la protection, et à d’autres fonctions du champ de bataille, tout en réduisant la nécessité de transférer les informations entre différentes applications.

Des essais en conditions opérationnelles

Cette intégration s’appuie sur une série d’essais conduits par l’armée américaine pour évaluer l’architecture NGC2 dans des conditions réalistes sur le terrain. Lors des exercices d’expérimentation IVY STING et IVY MASS menés par la 4e division d’infanterie, la plateforme de Onebrief a été utilisée pour soutenir la planification opérationnelle en préparation de Project Convergence Capstone 6, une démonstration technologique majeure prévue plus tard cette année.

Selon la société, les planificateurs ont pu réduire les cycles complexes de planification, autrefois pouvant atteindre trois heures, à seulement 40 minutes, y compris lors d’opérations conduites depuis des postes de commandement déployés et disposant d’une bande passante limitée.

La plateforme a également permis à des équipes réparties géographiquement de collaborer en temps réel sur des cartes numériques interactives, utilisant des tableaux blancs partagés et d’autres outils de planification numérique.