Un bombardement massif à Kiev a fait au moins 13 morts et plus de 80 blessés, alors que les secours continuent de fouiller les décombres causés par les frappes contre de nombreux bâtiments résidentiels. En parallèle, une raffinerie russe située à Kstovo a été incendiée suite à un raid ukrainien ciblant des infrastructures militaires russes, en réponse aux attaques visant principalement des zones civiles ukrainiennes.
Durant la nuit, la ville de Kiev a subi une série de frappes incessantes impliquant des missiles balistiques, hypersoniques et de croisière. L’assaut a touché plusieurs quartiers sans épargner aucun secteur, générant d’importants dégâts. Parmi les lieux touchés, l’hôtel Citihotell Residence, situé sur la célèbre avenue Khreshchatyk, a pris feu. Les opérations de secours se sont immédiatement engagées, au péril des sauveteurs, pour extraire les victimes des ruines de nombreux immeubles effondrés.
Selon les derniers bilans, le nombre de victimes ne cesse d’augmenter avec au moins 17 morts et 90 blessés recensés. Les services de secours estiment que ces chiffres évolueront encore à mesure que les recherches progressent.
Les autorités ukrainiennes ont déclaré que l’attaque russe avait mobilisé 570 missiles, parmi lesquels :
- 4 missiles de croisière hypersoniques Tsirkon,
- 24 missiles balistiques Iskander-M ou S-400,
- 34 missiles de croisière Kh-101,
- 8 missiles Kalibr de la marine russe,
- 4 missiles air-sol Kh-59/69,
- et 496 drones de frappe, ainsi que des leurres.
La défense antiaérienne ukrainienne a réussi à intercepter la majorité de ces missiles, abatissant 4 balistiques, 32 des 34 missiles de croisière, tous les Kalibr ainsi que les missiles à courte portée Kh-59/69. Cependant, une vingtaine de missiles balistiques et plusieurs Tsirkon ont atteint leurs cibles.
En riposte, l’armée ukrainienne a frappé des objectifs militaires russes légitimes. L’incendie rapporté à la raffinerie de Kstovo, une des plus grandes usines de raffinage russes avec une capacité annuelle de 17 millions de tonnes de pétrole, affecte notamment l’approvisionnement en carburant de la région de Moscou et de la capitale. Des entrepôts de drones à Zaporojié, une voie ferrée enjambant le Siversky Donets dans la région de Louhansk occupée, ainsi qu’un poste de commandement dans la région de Kharkiv occupée, ont également été ciblés.
Cette opération souligne la volonté de l’Ukraine de frapper des infrastructures militaires essentielles plutôt que des zones civiles, en contraste avec les bombardements russes sur Kiev.
Dans le même temps, une évolution symbolique importante s’opère : le Ministère suédois des Affaires étrangères a décidé d’adopter la transcription ukrainienne « Kyiv » au lieu de l’ancienne graphie russe « Kiev » pour désigner la capitale ukrainienne. Maria Malmer Stenergard, ministre suédoise des Affaires étrangères, a souligné que ce changement « montre le soutien à l’Ukraine et combat les tentatives russes d’effacer la culture ukrainienne ». D’autres toponymes en Ukraine comme « Odesa » et « Donbas » sont également adoptés dans la graphie ukrainienne.
Cette décision, saluée comme un acte de soutien diplomatique important, est également suivie par une initiative similaire dans la cathédrale de la Sagrada Familia à Barcelone, où les vitraux portant l’ancienne orthographe ont été remplacés par la version ukrainienne « Kíiv », en translittération espagnole.
Enfin, ce contexte dramatique s’inscrit dans un soutien plus large des pays occidentaux à l’Ukraine, qui conjugue actions diplomatiques symboliques et renforcement des capacités défensives face à l’agression russe.
Razom do peremohi – Ensemble jusqu’à la victoire !