Article de 426 mots ⏱️ 2 min de lecture

Le ministère britannique de la Défense prévoit de faire voler un démonstrateur conceptuel de son drone de combat autonome, le Collaborative Combat Aircraft, au plus tard en 2030, avec une capacité opérationnelle envisagée peu de temps après, selon une réponse écrite au Parlement confirmant le calendrier du programme de drone de combat autonome du Royaume-Uni.

Ben Obese-Jecty, député conservateur de Huntingdon, a demandé à quelle échéance débuterait le programme de développement des avions autonomes britanniques mentionné dans le Plan d’investissement en défense. Le ministre de la Préparation à la Défense et de l’Industrie, Luke Pollard, a répondu le 8 juillet :

« Le programme de développement des avions autonomes britanniques s’appuie sur des années de travaux dans les domaines de l’autonomie et des aéronefs télépilotés. L’investissement de 300 millions de livres constitue un programme pour développer le Collaborative Combat Aircraft, en collaboration avec l’industrie, et en utilisant les technologies et les techniques de fabrication développées dans le cadre du Global Combat Air Programme. La Défense vise à faire voler un démonstrateur conceptuel du Collaborative Combat Aircraft au plus tard en 2030 et souhaite accélérer la mise en service opérationnelle dès que possible après cette date. »

Le Collaborative Combat Aircraft, souvent désigné sous le terme de drone loyal wingman, désigne des jets sans pilote destinés à voler aux côtés d’avions de chasse pilotés, afin d’étendre la couverture des capteurs, d’emporter des armements supplémentaires ou de servir de leurres, tout en laissant à un pilote humain le contrôle global de la mission. Plusieurs forces aériennes alliées poursuivent des concepts similaires, notamment l’US Air Force avec son propre programme CCA. Cette approche est au cœur des projets du GCAP et d’autres programmes de chasseurs de sixième génération, où les avions pilotés devraient évoluer en formation avec plusieurs escorteurs autonomes plutôt que seuls.

Cette réponse s’inscrit directement dans le cadre du GCAP, le programme trinational de chasseurs développé avec l’Italie et le Japon, pour lequel un deuxième contrat d’une valeur de 4,6 milliards de livres a été attribué à l’entrepreneur principal Edgewing début juillet. Le ministère précise que le programme de drone s’appuiera sur les technologies et techniques de fabrication du GCAP, et ne sera pas développé de manière isolée.