L’avance territoriale russe en Ukraine a nettement ralenti en juin, selon un haut responsable de l’OTAN, malgré la poursuite des efforts de Moscou pour étendre son contrôle sur de nouvelles zones.
Lors du sommet de l’OTAN à Ankara, ce responsable a indiqué que les forces russes avançaient à un rythme moyen de 3,79 kilomètres carrés par jour en juin. Ce chiffre contraste avec environ 16 kilomètres carrés par jour à la même période l’année précédente, soit un ralentissement d’environ quatre fois.
Malgré ce ralentissement, l’OTAN estime que la Russie vise toujours à annexer plus de 5 000 kilomètres carrés du territoire ukrainien. Toutefois, le responsable a précisé que Moscou est peu susceptible d’atteindre ses objectifs déclarés ou de respecter les échéances qu’elle s’est fixées.
Cette évaluation s’appuie sur une précédente estimation de l’OTAN qui chiffrait à plus de 1,4 million le nombre de pertes militaires russes depuis le début de l’invasion à grande échelle, tout en soulignant que la Russie maintient ses ambitions militaires en Ukraine.
La Russie maintient ses revendications territoriales
Ce bilan intervient alors que Moscou persiste dans ses objectifs territoriaux, malgré les efforts diplomatiques internationaux visant à mettre fin au conflit.
Le mois dernier, le président russe Vladimir Poutine a réaffirmé que la Russie poursuivrait sa campagne pour prendre le contrôle complet des quatre régions ukrainiennes qu’elle revendique et déclare avoir annexées : Donetsk, Louhansk, Zaporojié et Kherson.
Dans ce cadre, il a rejeté une proposition ukrainienne visant à limiter les hostilités dans ces régions et à suspendre les frappes à longue portée.
Poutine a déclaré que l’objectif russe reste la « libération complète » du Donbass et de ce que Moscou appelle « Novorossiya », une appellation désignant certaines parties du sud et de l’est de l’Ukraine.
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fermement rejeté l’idée de céder du territoire dans le cadre d’un éventuel accord de paix, estimant que l’Ukraine n’a ni le droit juridique ni le droit moral de renoncer à sa souveraineté sur ses terres.