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Les drones de combat sans pilote devraient renforcer la défense aérienne et antimissile du Royaume-Uni dans les années 2030, en venant en appui aux avions de chasse pilotés qui constituent l’essentiel des missions, a indiqué le ministère de la Défense britannique.

Cette précision a été apportée dans une réponse écrite au Parlement par Luke Pollard, ministre chargé de la préparation à la défense et de l’industrie, le 10 juillet. Il répondait à Ben Obese-Jecty, député conservateur de Huntingdon, qui s’enquérait de l’impact attendu des avions de combat collaboratifs sans pilote (Uncrewed Collaborative Combat Aircraft – CCA) sur la défense aérienne et antimissile intégrée (IAMD) à l’horizon des années 2030, en référence au Plan d’investissement dans la défense.

Luke Pollard a rappelé la structuration actuelle des capacités : « La force aérienne de combat de la Royal Air Force constitue le socle de la capacité IAMD au Royaume-Uni, avec les Typhoon et F-35 qui protègent les espaces aériens britanniques et ceux de l’OTAN contre les attaques aériennes et les missiles de croisière, soutenus par les ravitailleurs Voyager et les avions de surveillance Wedgetail. »
« Tout au long des années 2030, les avions de combat collaboratifs devraient également jouer un rôle clé dans l’IAMD en complétant les plateformes pilotées. »

Le ministère précise que les 790 millions de livres sterling supplémentaires investis dans l’IAMD intérieure « privilégient la maintenance des capacités fondamentales critiques tout en renforçant les fonctions de commandement et de contrôle ainsi que les moyens de détection pour maximiser l’efficacité des systèmes et des moyens de défense aérienne existants ». Ces investissements visent collectivement à établir une architecture plus résiliente et intégrée, une plus grande redondance et une prise de décision renforcée grâce à une meilleure connaissance de la situation, assurant ainsi au Royaume-Uni une meilleure capacité de détection, d’évaluation et de réponse face aux menaces évolutives, tout en posant les bases du développement futur des capacités.

La réponse parlementaire relie deux programmes distinctement financés par le plan : l’effort sur les CCA, soutenu à hauteur de 300 millions de livres et s’appuyant sur les technologies ainsi que les procédés de fabrication issus du projet GCAP, vise à produire un démonstrateur de concept volant à horizon 2030 au plus tard. Le ministère ambitionne d’accélérer la mise en service opérationnelle peu après cette date. Par ailleurs, la confirmation que ces appareils contribueront à la défense aérienne intérieure ajoute une mission aux rôles souvent évoqués de « loyal wingman », où ces drones augmentent les capacités de détection et de munition des avions pilotés.

L’intégration d’appareils sans pilote dans la force de défense aérienne permettrait d’augmenter le nombre de plateformes disponibles pour faire face à des attaques massives de drones et de missiles de croisière, comme en témoignent les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient. Ces menaces posent la limite de ce qui peut être intercepté en fonction du nombre d’avions de chasse et des missiles qu’ils peuvent embarquer.