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La police antiterroriste grecque a arrêté trois personnes en lien avec des attaques récentes visant des responsables du parti au pouvoir, qui ont provoqué la mort d’une femme dans une explosion de voiture. Quelques heures plus tard, deux autres individus ont été interpellés en relation avec un attentat à la bombe incendiaire survenu en 2010 et ayant causé la mort de trois personnes.

Selon un communiqué de la police, « trois individus ont été arrêtés » lors d’opérations menées à Thessalonique et sur l’île de Crète. Les attaques du 1er juillet, survenues à l’aube dans la ville du nord de la Grèce, ont visé les domiciles et véhicules de trois élus du parti conservateur Nouvelle Démocratie à l’aide d’explosifs artisanaux fabriqués à partir de petites bonbonnes de gaz butane.

Le bilan de ces attaques inclut la mort de la mère d’Afroditi Nestora, ancienne candidate du parti, décédée des suites de ses blessures alors qu’elle tentait apparemment d’éteindre un incendie. Afroditi Nestora elle-même, son père ainsi que deux autres personnes ont également été blessés.

La police a précisé que quatre véhicules stationnés dans le garage de la maison de Nestora ont été détruits par les flammes. Les médias grecs ont identifié les autres cibles comme étant Zisis Ioakimovic, président du comité exécutif local du parti, ainsi que Savvas Anastasiades, ancien député.

Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, dirigeant de Nouvelle Démocratie, a exprimé son « indignation et sa colère » face à ce qu’il a qualifié d’« attaque lâche, terroriste et meurtrière ».

Les groupes d’extrême gauche et anarchistes en Grèce ont souvent recours à des explosifs improvisés pour cibler des personnalités politiques, des institutions bancaires ou des entreprises, provoquant généralement des dégâts matériels sans faire de victimes.

Les autorités ont indiqué que les engins explosifs artisanaux utilisés étaient composés de petites bonbonnes de butane et que les actes semblent avoir été commis par un même groupe de personnes. Les suspects arrêtés seraient des figures jeunes et anti-establishment, connues des services de police grecs.

Le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, a précisé que ces attaques ont eu lieu en moins de 15 minutes.

Par ailleurs, à Athènes, la police a annoncé l’arrestation de deux personnes et la recherche d’un troisième suspect en lien avec l’attaque incendiaire de 2010 contre la banque Marfin, qui avait fait trois morts.

Le 5 mai 2010, lors d’une manifestation anti-austérité, un cocktail Molotov avait été lancé contre cette banque du centre d’Athènes, provoquant la mort de trois employés, dont une femme enceinte.

Bien que trois responsables de la banque aient été condamnés pour homicide involontaire par négligence, les auteurs de l’attentat n’avaient jamais été appréhendés.

Cette attaque avait eu lieu seulement trois jours après que le gouvernement socialiste de George Papandréou eut signé le premier des trois plans de sauvetage successifs avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI, d’un montant total de 350 milliards d’euros.