Les forces américaines ont lancé une nouvelle série de frappes contre l’Iran dans la nuit de dimanche, au lendemain d’échanges d’attaques entre les deux pays lors d’une semaine marquée par une recrudescence des hostilités.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a indiqué que ces frappes visaient « à continuer de dégrader leur capacité à attaquer librement les marins civils et les navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz ». Sans préciser les cibles ni le nombre de sites atteints, les médias iraniens ont fait état d’explosions dans plusieurs localités du sud de l’Iran, notamment à Bandar Abbas et sur l’île de Qeshm située dans le détroit d’Ormuz. Selon l’armée américaine, cette nouvelle série de frappes a été ordonnée par le président Donald Trump.
Avant cette opération de dimanche soir, CENTCOM avait précisé que les forces américaines avaient déjà frappé environ 300 cibles en trois vagues d’attaques depuis mardi. Ces opérations ont mobilisé des munitions tirées depuis des chasseurs, des navires stationnés dans les eaux proches ainsi que des drones américains. Les objectifs visés comprenaient des navires, des sites logistiques navals, des installations de lancement de missiles et de drones, ainsi que des infrastructures de télécommunications.
En riposte, Téhéran a tiré samedi des drones et des missiles sur des bases américaines situées en Jordanie, au Qatar, à Bahreïn, à Oman et aux Émirats arabes unis. L’Iran a affirmé cibler des infrastructures de soutien naval, mais il reste incertain si des munitions ont atteint leurs cibles et si des victimes ont été enregistrées dans ces affrontements du week-end.
CENTCOM a également confirmé dimanche qu’aucun militaire américain n’avait été blessé ou tué lors de ces combats.
L’ampleur exacte de l’attaque de dimanche reste floue, mais les frappes de samedi constituent les plus importantes depuis la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran cette semaine. Ce regain de tensions a suivi des interventions américaines ciblant des sites iraniens de missiles, en réaction à des attaques contre des navires commerciaux franchissant le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique au cœur des négociations récentes. Les tensions s’étaient aggravées dès lundi avec des attaques visant des navires dans ce passage crucial.
Ces affrontements surviennent environ à mi-parcours d’un cessez-le-feu de 60 jours instauré dans le cadre d’un protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran. Lors du sommet de l’OTAN en Turquie mercredi dernier, le président Trump avait pourtant déclaré que cet armistice était « terminé ». Depuis cette déclaration, les deux pays se sont affrontés à deux reprises.
Selon CENTCOM, les forces américaines ont frappé 80 cibles le 7 juillet puis 90 autres le 8 juillet. À chaque campagne de frappes, les objectifs comprenaient des navires et autres moyens maritimes, ainsi que des sites de défense aérienne et des installations de lancement de missiles. Au total, plus de 300 cibles ont été visées au cours des six derniers jours de combats.
Dimanche, le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a annoncé la fermeture temporaire du détroit d’Ormuz en réaction aux frappes. Toutefois, CENTCOM a publié un message sur les réseaux sociaux pour assurer que « les forces américaines sont positionnées et prêtes » à maintenir le détroit ouvert à la navigation.