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Près de 60 % des pertes en personnel russe cette année sont des soldats et officiers tués, soit 131 000 morts recensés en 2026. Une part significative des autres pertes, estimées à plus de 40 % de blessés, concerne des soldats gravement mutilés, probablement devenus invalides de guerre. Dans la mer Caspienne, une corvette lance-missiles modernisée de classe Tarantul, une plateforme pétrolière et un cargo sous sanctions ont été touchés. Par ailleurs, la presse britannique s’interroge sur le retour de l’appui du mouvement MAGA envers l’Ukraine, sans parvenir à identifier que ce soutien est en réalité financé désormais par les États du Golfe.

Situation au front

Entre mai et juillet 2026, la Russie subit d’importantes pertes lors de ses offensives frontales, gagnant très peu de terrain. De son côté, l’Ukraine mène des contre-offensives opportunistes, particulièrement sur le front sud et dans la région de Dnipropetrovsk, bientôt bientôt entièrement libérée. La guerre des drones rend quasi impossibles les grandes manœuvres mécanisées, même si les blindés conservent un rôle de complément.

Alors que les bombardements russes ciblent apparemment au hasard des infrastructures civiles, surtout dans les villes proches du front, l’Ukraine frappe méthodiquement en profondeur la logistique russe, les infrastructures pétrolières et industrielles de guerre. Elle a coupé les axes terrestres vers la Crimée occupée, notamment grâce à des drones d’attaque à courte portée, ainsi que les voies maritimes.

La Russie a de plus en plus de difficultés à compenser ses pertes massives en personnel. Une nouvelle mobilisation est attendue cet automne. Parallèlement, la rhétorique officielle russe a évolué, abandonnant le terme euphémique d’« opération militaire spéciale » au profit de celui de « guerre », afin de justifier la mobilisation. En effet, en proclamant illégalement l’annexion de territoires ukrainiens, le Kremlin peut prétendre que ses troupes défendent le territoire russe, transformant ainsi « la guerre » en une opération de légitime défense, une interprétation formelle et largement contestable.

Sur le plan diplomatique, de plus en plus de signes indiquent que les États-Unis se détournent de la Russie pour soutenir massivement Kiev.

Analyse

À l’heure actuelle, l’Ukraine dispose d’un avantage stratégique. L’économie russe et ses capacités militaires s’épuisent dans une guerre d’usure insoutenable à moyen terme. Vladimir Poutine ne dispose toutefois pas de cette information fiable, car le flux d’informations dans un contexte de guerre est composé de désinformations et d’erreurs. Il reste convaincu que le conflit évolue favorablement et n’envisage aucun cessez-le-feu.

En revanche, l’Ukraine est prête à instaurer une trêve le long des lignes de front actuelles, avec quelques ajustements autour de lignes naturelles de défense telles que les cours d’eau. Cela illustre bien le manque d’intérêt pour la paix de la part de la Russie, qui est l’agresseur dans ce conflit.

Le conflit, malgré les revers russes, va se poursuivre et s’intensifier, la supériorité technologique et opérationnelle ukrainienne ne cessant de croître. Les prévisions restent incertaines quant à la fin de la guerre, dont l’issue ne pourra se dessiner qu’au cours de l’année prochaine.

Un risque majeur pour la Russie serait que la mobilisation forcée provoque une mutation classique des conflits russes : les soldats, mécontents, se retourneraient contre le pouvoir, marchant sur Moscou pour renverser Poutine avant l’instauration d’un nouveau régime autoritaire.

Cependant, cette mobilisation n’aura selon toute vraisemblance aucun effet décisif sur le terrain. Des recrues peu ou pas formées seront envoyées comme chair à canon contre des vétérans ukrainiens aguerris, bénéficiant d’une supériorité technologique et doctrinale. Par ailleurs, la Russie subira un impact économique sévère, avec une main-d’œuvre amputée et un exode massif de citoyens souhaitant fuir la mobilisation. Malgré les tentatives de fermeture des frontières, le rouble permettra aux plus fortunés de quitter le pays, tandis que les mobilisés seront essentiellement ceux sans ressources à l’étranger.

Détails complémentaires

Dans son allocution du soir, le Président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué que 58 % des pertes russes en 2026, soit 131 000 hommes, sont morts au combat. Par ailleurs, une part importante des blessés est sévèrement handicapée, entraînant des pertes permanentes.

« Poutine prépare les conditions pour étendre la mobilisation. Ses chiffres de pertes sont accablants. En moins de sept mois cette année, 221 000 personnes ont rejoint les forces russes. Sur la même période, les pertes russes s’élèvent à près de 225 500 hommes, dont 131 000 tués et près de 93 000 blessés. Une part importante de ces blessures est grave, car les soins médicaux au front en Russie sont catastrophiques. »

Ces chiffres sont spectaculaires. Dans une armée fonctionnelle, le ratio tués/blessés se situe généralement autour de 1 mort pour 3 à 5 blessés, voire 1 pour 10 dans un conflit moderne équipé de protections corporelles. La Russie, en revanche, affiche presque 2 morts pour 1 blessé.

En parallèle, Zelensky rappelle que la Russie a recruté 221 000 nouveaux soldats cette année, mais a subi 225 500 pertes sur la même période. Selon lui :

« Poutine prépare simplement à envoyer plus de Russes au front. Il le masque par des discours, mais c’est clairement ce qu’il s’apprête à faire. »

Cette situation ne changera rien sur le plan stratégique, mais entraînera forcément un accroissement des pertes russes face à des troupes ukrainiennes aguerries et technologiquement supérieures.

Sur le plan militaire naval, les services ukrainiens de sécurité (SBU) rapportent qu’une corvette lance-missiles modernisée de la classe Tarantul a été frappée en mer Caspienne, ainsi qu’une plateforme pétrolière et un cargo sanctionné appartenant à l’Iran. Ce cargo aurait transporté des armes, potentiellement de la Russie vers l’Iran, en soutien au conflit contre les États-Unis et les pays du Golfe, qui auraient répliqué par des menaces balistiques contre Kiev.

Dans son allocution, Zelensky a également affirmé que la Russie fournit aux Iraniens des images satellites pour améliorer la précision des frappes contre les intérêts américains et les pays du Golfe.

Le risque d’escalade vers un conflit élargi, voire une guerre mondiale, existait déjà avec une possible intervention directe iranienne en Ukraine, situation compliquée par la capacité ukrainienne à atteindre des cibles sur tout le territoire iranien, y compris les infrastructures pétrolières. Cette alliance tacite renforce le lien militaire entre Washington et Kiev, dans une dynamique rappelant celle de la lutte contre le terrorisme, où l’Ukraine avait déjà envoyé des troupes avant même d’être membre de l’OTAN.

Concernant l’implication étrangère, Zelensky a évoqué la volonté russe d’engager 30 000 soldats nord-coréens :

« Nous observons aussi la coopération entre la Russie et la Corée du Nord. La Russie souhaite recevoir 30 000 soldats nord-coréens. Depuis juin, des préparatifs sont en cours dans la région russe de Voronej. La Corée du Nord prépare également le transfert de lanceurs de missiles balistiques supplémentaires à la Russie. Ce n’est pas seulement une menace pour l’Ukraine, mais pour tous les pays d’Asie situés dans la portée des missiles nord-coréens. Nous répondrons à cette menace. »

Par ailleurs, la presse britannique tente d’analyser la récente inversion d’attitude du mouvement MAGA vis-à-vis de l’Ukraine, sans explication claire sur les causes réelles. Selon The Guardian :

« Les changements de politique de Trump ont été modestes mais significatifs ; il est possible que Laura Loomer ait modifié sa position simplement pour rester alignée avec Trump. Mais ce revirement pourrait signaler un changement plus large au sein de MAGA concernant l’Ukraine et une prise de conscience du danger que représente la propagande russe. »

Ces analyses ne mentionnent pas que les financements de cette évolution viendraient des États du Golfe, qui en profitent indirectement puisque la Russie est alliée avec un Iran hostile aux puissances du Golfe. Ainsi, au-delà d’Ukraine, les États du Golfe sont d’importants bénéficiaires du soutien américain à Kiev.

Dernières informations

Selon le dernier rapport du 25 juillet 2026 du haut état-major ukrainien, les pertes russes de la veille s’élèvent à environ 1 440 hommes, avec environ 835 morts, 70 pièces d’artillerie détruites, dont une salve inhabituelle, 3 équipements spéciaux neutralisés, 8 engins de chantier, 453 véhicules de transport et 17 blindés, parmi lesquels 9 chars de combat.

Selon une rumeur non confirmée, Tatiana Kim, PDG et fondatrice de la société Wildberries, aurait qualifié Vladimir Poutine « d’idiot » et déclarer être fatiguée d’avoir peur de Kadyrov et de son ancien mari, et aurait fui vers l’Arménie. Cette société serait affectée à hauteur de 25 % dans ses activités, avec des coûts atteignant plusieurs milliers de milliards de roubles. Non sanctionnée, Tatiana Kim disposerait de fonds importants à l’étranger, lui permettant de vivre confortablement sans souci.

Razom do peremohi !