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Taïwan profitera des exercices militaires Han Kuang prévus le mois prochain pour tester la résilience de son industrie de défense en cas de conflit potentiel avec la Chine.

Ces manœuvres simuleront le déplacement de la production à partir du 202e Arsenal militaire de Taipei et la mobilisation d’usines civiles afin de maintenir la fabrication de matériel de défense en situation d’urgence.

Le scénario retenu repose sur l’hypothèse que la Chine dissimule ses préparatifs d’attaque sous couvert d’exercices militaires routiniers. L’exercice évaluera la capacité à poursuivre la production industrielle même si des installations clés de défense étaient frappées.

Dans le cadre de ces exercices, Taipei testera également sa capacité à maintenir ouverts les axes maritimes essentiels grâce à des manœuvres conjointes entre la marine et la garde côtière, incluant des tirs réels pour escorter des cargaisons cruciales et assurer la protection des routes maritimes en cas de conflit.

Intensification de l’activité chinoise

Ces exercices s’inscrivent dans un contexte d’activité militaire et paramilitaire accrue de la Chine autour de Taïwan.

Pékin considère l’île autonome comme une partie de son territoire et a réitéré sa volonté d’utiliser la force pour parvenir à une unification, une position rejetée fermement par Taipei.

Les avions de chasse et navires de guerre chinois opèrent presque quotidiennement autour de Taïwan, tandis que les navires de la garde côtière chinoise patrouillent régulièrement dans les eaux proches de l’île et de ses territoires périphériques.

Début juillet, la garde côtière taïwanaise a signalé une forte augmentation du nombre de navires gouvernementaux chinois opérant dans la région.

En juin, les autorités taiwanaises ont recensé 263 bâtiments chinois, notamment de la garde côtière, des navires de recherche et d’autres unités gouvernementales, contre 200 en mai et 171 durant la même période l’année précédente.