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Plus de 100 gardiens de bases militaires et leurs familles risquent de perdre à la fois leur emploi et leur logement en raison des projets du Ministère de la Défense visant à supprimer 125 postes de gardiens sur l’ensemble des résidences militaires.

Le syndicat PCS alerte sur les conséquences de cette suppression, qui concerne les bases de la réserve territoriale, ainsi que les sites liés aux University Officers’ Training Corps en Angleterre, en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. Selon le syndicat, environ 88 % des employés concernés vivent dans des logements de fonction, ce qui signifie que de nombreux agents en poste depuis longtemps pourraient être contraints de quitter leur domicile, conséquence directe d’un éventuel licenciement.

Les gardiens jouent un rôle essentiel sur site, dépassant largement la simple maintenance des bâtiments. Ils interviennent en cas d’urgence, sécurisent les installations militaires, appuient les services de police et de secours, coordonnent les prestataires et les livraisons, assurent le respect des normes de santé et sécurité, ouvrent les locaux pour les unités de réserve et les cadets, et servent souvent de premier point de contact en dehors des heures normales de travail.

Le syndicat souligne que la consultation lancée par le ministère reconnaît des lacunes dans le soutien des prestataires et dans les systèmes de sécurité numérique censés remplacer une partie de ces missions. Néanmoins, elle soutient ces mesures au titre des engagements pris dans la Revue stratégique de défense pour réduire les coûts et effectifs de la fonction publique. Les membres évoquent la perspective de perdre simultanément leur emploi et leur logement, l’incertitude quant à la recherche d’un logement abordable dans un délai de sept mois, ainsi que la disparition d’une expérience précieuse et d’une capacité d’intervention rapide en cas d’urgence.

Fran Heathcote, secrétaire générale du PCS, déclare : « Ces propositions sont dévastatrices. Plus de 100 travailleurs dévoués risquent de perdre non seulement leur emploi, mais aussi leur logement de fonction, après des années, souvent des décennies, de service loyal pour maintenir la sécurité, la sûreté et l’opérationnalité des sites. Dans un contexte où le logement abordable devient de plus en plus inaccessible, demander aux familles de reconstruire leur vie en quelques mois est tout simplement inacceptable. »

Elle ajoute : « La consultation elle-même reconnaît les insuffisances des systèmes numériques et des sous-traitants destinés à remplacer ces postes, pourtant le ministère poursuit son projet. Le PCS s’opposera fermement à ces propositions et continuera de défendre à la fois ces emplois vitaux et les personnes qui les exercent. »

La consultation formelle lancée par le Ministère de la Défense a débuté le 15 juillet et se termine le 14 août. Selon le syndicat, ces mesures s’inscrivent dans les efforts de la Revue stratégique de défense visant une réduction de 10 % des coûts de la fonction publique et de 15 % des effectifs. Le ministère anticipe des économies nettes de 12,5 millions de livres sur dix ans. Par ailleurs, le PCS envisage un recours juridique concernant les implications liées aux logements de fonction.

Cette consultation fait partie d’une démarche plus large de réduction des effectifs et des coûts de la fonction publique définie par la Revue stratégique de défense, qui impose au ministère, comme aux autres départements, un objectif clair de diminution des effectifs.