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La Russie a accepté de collaborer avec le Ghana afin de mettre fin au recrutement illégal de citoyens ghanéens dans ses forces armées, notamment pour le conflit en Ukraine.

Cette décision a été prise à la suite de discussions entre le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, et son homologue russe Sergei Lavrov à Moscou. Selon Ablakwa, depuis le début de la guerre en Ukraine, 62 Ghanéens sont décédés alors qu’ils servaient au sein des troupes russes, tandis que 15 autres sont portés disparus. Ces chiffres ont augmenté depuis février, date à laquelle 55 décès avaient été initialement révélés.

Environ 272 Ghanéens auraient rejoint l’armée russe depuis le début de l’invasion en 2022. Les recruteurs privés approchent les citoyens avec des offres d’emploi civil à l’étranger, les amenants ensuite à signer des contrats militaires russes et à être envoyés au front, souvent sans formation militaire préalable ni expérience de combat.

Les recrutements se font notamment via des réseaux complexes impliquant agences de voyage, intermédiaires en ligne et les recrues déjà engagées qui sont encouragées à en amener d’autres. Ces dernières sont attirées par des salaires attractifs allant de 30 000 à 40 000 dollars annuels, ainsi que la perspective d’une mobilité sociale et géographique. Des promesses d’emploi civil, d’éducation, de résidence, voire de citoyenneté russe, servent également d’arguments.

Une enquête menée par l’organisation INPACT a dénombré 1 417 Africains recrutés dans ces conditions, parmi lesquels 361 Égyptiens, 335 Camerounais et 234 Ghanéens. Le recrutement est largement opéré en ligne, notamment via les réseaux sociaux.

Du côté du conflit, ces nouvelles recrues ont été intégrées dans des vagues d’assauts destinées à submerger les positions ukrainiennes, participant ainsi à une stratégie d’usure.