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Une nouvelle politique du Pentagone, publiée le 10 août, pourrait permettre à des dizaines de milliers de réservistes et membres de la Garde nationale d’accéder à six mois de couverture santé, ainsi que de se voir rembourser des frais médicaux antérieurs. Ces changements font suite à un recours collectif initié par un officier de réserve de la marine qui avait été privé de soins après une longue période de service actif.

L’affaire a débuté avec le Lt. Cmdr. Anthony Gontarz, qui après près de quatre ans en service actif, s’est vu refuser l’accès au programme Transitional Assistance Management Program (TAMP), destiné à accorder 180 jours d’assurance maladie aux réservistes sortant de longues missions actives. Le refus était lié à une interprétation restrictive des critères d’admissibilité, notamment l’absence de mention explicite que ses ordres de mission étaient « en soutien à une opération de contingence ».

La plainte déposée en avril contre le Pentagone dénonçait ce refus fondé sur une exigence administrative interne, jugée injustifiée. Suite à ces démarches, la nouvelle directive élargit désormais l’éligibilité au TAMP à tous les membres des réserves et de la Garde nationale ayant été activés ou retenus en service actif pendant au moins 30 jours, sans obligation de démontrer un lien direct avec une guerre, une opération de contingence ou une urgence nationale.

« L’armée refusait ces bénéfices sur la base d’un mécanisme de codage désormais modifié pour reconnaître les droits des réservistes, » a commenté l’avocate Rochelle Bobroff, impliquée dans le recours.

Cette extension de couverture s’applique aussi de manière rétroactive aux personnes exclues depuis le 24 avril 2020, qui pourront demander des remboursements des primes d’assurance et frais médicaux avancés pour eux-mêmes et leur famille.

Selon des experts, la modification touche un très large public, incluant notamment des personnels activés dans le cadre de l’état d’urgence national déclaré depuis le 11 septembre 2001, pour diverses opérations, y compris des réponses à la pandémie ou des missions au Moyen-Orient.

En 2026, plus de 161 000 réservistes et gardes nationaux ont été autorisés à servir sous ordres actifs. Cette réforme pourrait représenter un nouvel enjeu budgétaire pour le Département de la Défense, mais elle corrige surtout une inégalité importante en matière d’accès aux soins pour ceux qui ont servi longtemps sous statut actif.