La Suède doit sortir de la Convention d’Ottawa tant qu’il est encore possible, avertissent des analystes militaires à la lumière des événements récents en Ukraine.
Cette convention internationale interdit l’utilisation, la production et le transfert de mines antipersonnel.
L’expérience ukrainienne démontre les risques liés à une ratification tardive ou à une adhésion rigide à ce traité: lorsque la menace se transforme en conflit armé, le besoin de mines antipersonnel devient urgent et la possibilité de s’en affranchir via la Convention est alors fermée.
La lenteur de la réaction politique suédoise face à ce risque est critiquée, alors même que la guerre en Ukraine souligne la nécessité d’adapter rapidement ses outils de défense.
La situation actuelle impose une réflexion stratégique en Suède sur la pertinence et les conséquences de rester liée à l’Ottawakonvention, afin de ne pas répéter les erreurs ukrainiennes qui ont pu compromettre leur sécurité sur le terrain.