En août dernier, un drone MQ-9A Predator a subi un atterrissage forcé au Moyen-Orient après une panne moteur causée par un fil endommagé dans le système de carburant, selon un rapport final de l’Armée de l’air américaine.
Le drone, d’une valeur de 23 millions de dollars, opérait une mission de 19 heures dans la région sous commandement central américain. Malgré les efforts de l’équipage de pilotage à distance depuis la base d’Ellsworth dans le Dakota du Sud, la panne irrémédiable du moteur a conduit le pilote à poser l’aéronef, qui a subi un train d’atterrissage plié.
Le rapport ne précise pas le lieu exact du crash, ni la base opérationnelle. Toutefois, il confirme que l’équipement sensible du drone a été récupéré avant que les forces américaines ne détruisent la carcasse pour éviter qu’elle ne tombe aux mains ennemies. Aucune information détaillée sur l’opération n’a été divulguée.
L’analyse a conclu que le court-circuit à l’origine de la panne est probablement dû à l’usure par frottement du fil électrique dans le système de carburant. Le drone venait d’être équipé d’un nouveau moteur dans le cadre d’une révision majeure de maintenance de 3 000 heures. Il est à noter qu’aucun vol de vérification post-remplacement moteur n’a été effectué avant la mission, une exception aux règles de la force aérienne qui ne l’exigent pas pour les MQ-9.
Le rapport indique également qu’aucune faute dans les procédures de maintenance n’a été relevée et qu’il est improbable que l’installation du moteur ait endommagé le fil défectueux.
Par ailleurs, le rapport souligne l’intensité des opérations des MQ-9A dans la région, avec un volume élevé de sorties : le pilote et l’opérateur capteur avaient récemment effectué près de 60 vols en 90 jours. Depuis 2024, environ 40 MQ-9A ont été perdus, notamment en raison de tirs ennemis, en lien avec l’escalade des tensions avec l’Iran.