En août 2024, la Roumanie a fait face à une série d’intrusions de drones, principalement attribués à la Russie, dans son espace aérien et maritime proche de la mer Noire. Plusieurs incidents ont mis en lumière la vulnérabilité de la zone, notamment en raison de la présence stratégique de la plateforme gazière Neptun Alpha.
Le 20 août, deux chasseurs F-16 roumains ont été déployés pour intercepter une petite drone maritime repérée à environ 80 milles nautiques à l’est de Constanța, en zone économique exclusive roumaine. L’un des aéronefs a touché la cible avec son canon embarqué. Bien que le drone n’ait pas été complètement détruit, une équipe de déminage (EOD) de la marine roumaine, appuyée par la garde côtière, a neutralisé l’engin, lequel était équipé d’une charge explosive.
Le président roumain, Nicușor Dan, a salué l’intervention rapide des forces armées et accusé la Russie d’être responsable de cette provocation, soulignant que la protection des travailleurs et des infrastructures critiques était une priorité absolue.
Outre cet événement, plusieurs autres incidents ont été recensés au cours du mois :
- 20 août : Un drone a pénétré dans l’espace aérien roumain près de Galați, s’écrasant ensuite sans causer de dégâts.
- 17 août : Une aile de drone a été récupérée près de la plateforme Neptun Alpha par une équipe EOD après avoir été repérée flottante.
- Dans la nuit du 15 au 16 août, un F-18 espagnol a abattu un autre drone entrant dans l’espace aérien roumain par le nord, dont les débris ont été sécurisés.
- 14 août : Un drone s’est écrasé près de la frontière ukrainienne sans être détecté par les radars car volant à très basse altitude.
- 12 août : Deux systèmes aériens sans pilote, dont des drones « Gerbera » suspectés d’être armés, ont été détruits par détonation contrôlée à environ 90 milles nautiques de Constanța.
Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de montée des tensions régionales, notamment aux frontières de l’Ukraine. La surveillance renforce la coopération militaire avec les alliés de l’OTAN et la vigilance demeure maximale afin de protéger les infrastructures critiques et prévenir toute menace proche ou lointaine.
