Agent Orange est un herbicide hautement toxique utilisé durant la guerre du Vietnam par les forces américaines pour défolier les zones boisées et détruire les ressources alimentaires du Viet Cong. Entre 1962 et 1971, environ 11 à 13 millions de gallons ont été dispersés sur plus de 20 millions d’acres au Vietnam, au Cambodge et au Laos, principalement lors de l’opération « Ranch Hand ».
Contenant de la dioxine, un cancérogène, cet agent chimique a causé de graves maladies chez les militaires exposés, ainsi que des effets transgénérationnels chez leurs enfants. La dioxine agit en affectant le système immunitaire, les organes vitaux, les hormones et les cellules, et peut persister dans l’environnement pendant des décennies.
Symptômes et maladies reconnus incluent initialement quatorze maladies, parmi lesquelles le diabète de type 2, plusieurs cancers (prostate, des tissus mous, respiratoires), diverses formes de leucémie et lymphomes, la maladie de Parkinson, et d’autres troubles. Le PACT Act de 2022 a étendu la liste des maladies présumées liées à l’exposition, ajoutant notamment l’hypertension, l’hypothyroïdie, le cancer de la vessie, et des symptômes parkinsoniens.
Par ailleurs, des malformations congénitales comme le spina bifida ont été observées chez les enfants de vétérans exposés, avec certaines anomalies supplémentaires reconnues pour les enfants de mères vétérans. Ces effets multigénérationnels soulignent la gravité de l’impact de la dioxine.
Le PACT Act étend également les lieux présumés de service, englobant le Vietnam terrestre et ses eaux côtières, la zone démilitarisée coréenne, la Thaïlande, des unités opérant sur les avions C-123 impliqués dans la pulvérisation, ainsi que plusieurs sites de stockage et tests d’herbicides aux États-Unis et ailleurs.
Malgré une défense judiciaire dès 1979, l’obtention des compensations a été longue, particulièrement pour les vétérans ayant servi sur les voies d’eau côtières. Les dernières lois ont amélioré l’accès à ces compensations et aux soins. Les demandes peuvent s’effectuer en ligne ou via des bureaux spécialisés, nécessitant des justificatifs de service, médical et familial.
Enfin, pour les vétérans ne remplissant pas les critères spécifiques liés à l’Agent Orange, des aides complémentaires existent, comme l’Aid and Attendance pour les soins à domicile, parfois accessibles avec l’aide de services spécialisés.
Ces mesures récentes permettent donc de mieux reconnaître et accompagner les vétérans exposés à l’Agent Orange ainsi que leurs familles, tout en soulignant la nécessité d’une prise en charge adaptée des effets durables de cette exposition.
