Castelion, une start-up californienne spécialisée dans la défense, a réussi à lever 1 milliard de dollars pour accélérer la production de son missile hypersonique Blackbeard. Cette levée de fonds, qui valorise la société à 13 milliards de dollars, combine 800 millions en actions et 250 millions en financement revolving engagé.
Basée dans le Nouveau-Mexique, Castelion construit ce qu’elle décrit comme le plus grand campus de fabrication dédié aux armes hypersoniques aux États-Unis, Project Ranger, qui s’étend sur 404 hectares à Sandoval County. Une part importante des fonds sera consacrée à l’expansion de ces capacités de production.
Contrairement aux missiles hypersoniques haut de gamme produits en faible volume, Blackbeard est conçu pour être une arme de frappe hypersonique à faible coût, facilitant une fabrication à grande échelle. Castelion prévoit également d’utiliser ces financements pour développer une arme de frappe de précision à plus longue portée reposant sur la même approche industrielle, ainsi que des systèmes de défense antimissile plus abordables pour renforcer la profondeur des arsenaux de défense aérienne et antimissile.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large où les États-Unis cherchent à produire des armes hypersoniques plus économiques et facilement déployables en masse. En août, l’Agence américaine pour les projets de recherche avancée en défense (DARPA) a lancé un appel à l’industrie pour concevoir un missile de croisière hypersonique de nouvelle génération, combinant hautes performances et fabrication économique.
Dans le même temps, des partenariats comme celui entre Lockheed Martin et Albany Engineered Composites visent à accélérer la production de masse d’armes hypersoniques en combinant intégration des systèmes et technologies avancées pour les structures composites.
Enfin, Castelion avait déjà remporté en octobre 2025 un contrat pour intégrer son missile Blackbeard à faible coût aux plateformes de l’Armée et de la Marine américaines, en vue de démonstrations en conditions réelles et d’une utilisation opérationnelle future.
