BAE Systems affiche des résultats en nette progression pour le premier semestre 2026 et revoit à la hausse ses prévisions annuelles sur l’ensemble de ses principaux indicateurs financiers.
Les ventes ont augmenté de 9 % à devises constantes, atteignant 15,772 milliards de livres, tandis que le résultat opérationnel courant (avant intérêts et impôts) a progressé de 11 % à 1,701 milliard de livres, ce qui porte la marge opérationnelle du groupe à 10,8 %. Le bénéfice par action sous-jacent a connu une hausse de 13 % pour atteindre 38,9 pence. La société a enregistré un flux de trésorerie disponible positif de 1,791 milliard de livres, attribué à un niveau élevé d’avances clients, contre une sortie de 368 millions sur la même période en 2025.
Le volume des nouvelles commandes s’est élevé à 16,4 milliards de livres, permettant à BAE Systems de clore ce semestre avec un carnet de commandes record de 84,0 milliards de livres. Le conseil d’administration a décidé de verser un dividende intermédiaire de 15,0 pence, en hausse de 11 %, payable le 2 décembre 2026.
« Dans toutes nos activités, nos équipes d’excellence ont assuré une nouvelle période solide tant sur le plan opérationnel que financier, ce qui nous permet d’être confiants pour relever nos objectifs annuels », a déclaré le directeur général Charles Woodburn.
« En plus de répondre aux besoins actuels de nos clients, nous poursuivons nos investissements pour accélérer l’innovation, améliorer notre efficacité et renforcer nos capacités, afin de fournir plus rapidement des équipements essentiels aux missions à ceux qui en ont besoin. »
« Le contexte global des menaces reste très instable, poussant les gouvernements à augmenter durablement leurs budgets de défense. Grâce à notre savoir-faire reconnu, notre présence géographique diversifiée, nos investissements continus dans la technologie et les infrastructures, ainsi qu’un carnet de commandes solide et des opportunités croissantes sur nos marchés, nous sommes bien positionnés pour assurer une croissance à long terme. »
La société a souligné plusieurs contrats remportés au cours de la période, notamment un contrat de 5,9 milliards de livres pour la poursuite des sous-marins nucléaires stratégiques de classe Dreadnought au Royaume-Uni, annoncé à Barrow-in-Furness. Par ailleurs, BAE Systems a obtenu un contrat du gouvernement britannique visant à fournir à la Turquie la formation, les équipements de soutien et les services pour ses 20 avions Typhoon commandés en octobre 2025, avec une première livraison prévue en 2030.
Dans le domaine de l’aéronautique de combat, BAE Systems a présenté en juillet au Salon aéronautique international de Farnborough le Brontanax, premier appareil autonome collaboratif de combat sans pilote conçu au Royaume-Uni, développé sur le site de Warton. Ce drone offre des capacités de guerre électronique et d’attaque de précision. Son partenariat international, Edgewing, rassemblant plusieurs acteurs du programme Global Combat Air Programme, a signé ses premiers contrats à l’international totalisant plus de 5 milliards de livres, permettant la finalisation de la phase d’évaluation avancée du concept.
La société a également rapporté la réussite d’un tir d’essai d’une arme de précision APKWS depuis un Eurofighter Typhoon en solution anti-drone. Ce dispositif a été déployé en opération au Moyen-Orient en moins de deux mois, en collaboration avec la Royal Air Force (RAF).
Aux États-Unis, BAE Systems a signé un accord-cadre de sept ans avec le ministère de la Défense américain visant à quadrupler la production des chercheurs infrarouges pour le missile intercepteur THAAD. L’entreprise a aussi remporté un contrat d’une valeur de 535 millions de dollars (398 millions de livres) portant sur des systèmes d’artillerie automoteurs M109A7 Paladin, s’inscrivant dans la continuité de plusieurs contrats pluriannuels passés avec l’US Army en 2025. Sa filiale suédoise Bofors a obtenu un contrat supérieur à 200 millions de dollars (149 millions de livres) pour les systèmes d’artillerie ARCHER, ainsi qu’un contrat de 180 millions de dollars (134 millions de livres) relatif aux systèmes antiaériens et anti-UAS TRIDON Mk2.
BAE Systems a achevé la revue préliminaire de conception du programme de satellites de détection et de suivi de missiles Epoch 2, d’un montant de 1,2 milliard de dollars (0,9 milliard de livres), moins de neuf mois après l’attribution du contrat. L’entreprise a également contribué à l’exportation d’un système de surveillance à haute fréquence (A$2,5 milliards, soit 1,3 milliard de livres) de l’Australie vers le Canada, destiné à instaurer un radar à horizon lointain arctique, ce qui représente la plus importante exportation de défense jamais réalisée par l’Australie.
Le groupe a poursuivi ses investissements pour augmenter ses capacités de production, avec notamment 135 millions de dollars supplémentaires (100 millions de livres) pour améliorer ses sites d’Austin (Texas) et Hudson (New Hampshire) spécialisés dans la munition guidée de précision. Une nouvelle installation en Utah est dédiée au maintien en condition opérationnelle des missiles balistiques intercontinentaux, tandis que les investissements se poursuivent sur le site Hägglunds en Suède, dédié aux véhicules de combat. BAE Systems a également finalisé l’acquisition de l’entreprise suédoise Aston Harald Mekaniska Verkstad AB et lancé Launchpad, un programme d’incubation technologique.
Au cours des six premiers mois de l’année, la société a reversé 933 millions de livres à ses actionnaires, par dividendes et rachats d’actions, soit une hausse de 10 % par rapport aux 849 millions distribués sur la même période en 2025.
Pour l’ensemble de l’année 2026, BAE Systems vise désormais une croissance des ventes comprise entre 8 % et 10 %, ainsi qu’une augmentation du bénéfice par action sous-jacent allant de 11 % à 13 %, dépassant ses prévisions précédentes. L’objectif de flux de trésorerie disponible est fixé à plus de 2,0 milliards de livres.