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Le président sud-coréen Lee Jae Myung a formellement exclu le déploiement de troupes sud-coréennes au Moyen-Orient, notamment dans le cadre d’un soutien militaire à la guerre des États-Unis contre l’Iran. Lors d’une conférence de presse, il a clairement affirmé : « Aucun déploiement impliquant une entrée en guerre ne sera effectué », soulignant qu’aucune ressource militaire ne serait envoyée dans ce but.

Toutefois, Lee Jae Myung a laissé entendre que Séoul envisageait de jouer un rôle accru dans la protection de la navigation commerciale dans la région, similaire à sa présence navale actuellement en mer au large des côtes somaliennes dans le cadre d’une mission anti-piraterie. Il a rappelé la nécessité « de faire le minimum pour protéger le transport maritime commercial, l’acheminement du pétrole ainsi que la sécurité des Sud-Coréens ».

Cette position intervient dans un contexte de tensions avec les États-Unis, dont l’ancien président Donald Trump avait critiqué la Corée du Sud pour son « soutien insuffisant » au conflit contre l’Iran, réduisant par ailleurs les exercices militaires conjoints durant l’été. Le gouvernement sud-coréen a également examiné l’idée d’un déploiement militaire dans le détroit d’Ormuz, projet cependant impopulaire sur le plan intérieur.

Par ailleurs, sur le plan économique, Séoul et Washington poursuivent leurs négociations sur un accord d’investissements bilatéral. La Corée du Sud s’était engagée à investir 350 milliards de dollars dans l’industrie manufacturière américaine, en contrepartie d’une réduction des droits de douane sur les importations coréennes à 15%. La discussion bute cependant sur des obstacles liés à la viabilité commerciale du pacte, bien que les deux pays soient proches d’un accord.

Enfin, concernant la péninsule coréenne, Lee Jae Myung a évoqué la possibilité d’une prochaine rencontre entre Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un, soulignant que plusieurs conditions devaient être réunies. Il a confirmé l’engagement des deux parties à poursuivre les efforts en vue d’un dialogue direct, malgré le silence relatif des médias nord-coréens depuis les appels répétés de Trump. Selon certaines informations, les États-Unis souhaitent organiser cette rencontre dès l’automne.

Sources : galaxiamilitar