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Des bombardiers B-1 américains ont mené des frappes au cœur du territoire iranien dans le but d’affaiblir les capacités balistiques de l’Iran, a annoncé le Commandement central des États-Unis (CENTCOM).

Dans un communiqué publié le 2 mars, CENTCOM a indiqué que les bombardiers B-1 avaient ciblé, la nuit précédente, des infrastructures liées au programme de missiles balistiques iranien. L’objectif de cette opération était de réduire la capacité de l’Iran à lancer des attaques à l’aide de missiles balistiques.

Le communiqué a cité les propos du président américain : « Nous allons détruire leurs missiles et réduire leur industrie balistique en cendres. » Aucun détail précis n’a été communiqué sur les sites frappés, le nombre d’appareils engagés ou l’étendue des dégâts.

Le bombardier B-1

Le Rockwell B-1 Lancer est un bombardier lourd supersonique à géométrie variable, exploité par l’United States Air Force. Surnommé « Bone », il fait partie des trois bombardiers stratégiques américains aux côtés du B-2 Spirit et du B-52 Stratofortress. Conçu pour des missions longue portée, il peut transporter une charge utile maximale de 34 tonnes d’armement. Cent quatre exemplaires ont été produits, et il est en service depuis octobre 1986.

Ce bombardier a été imaginé dans les années 1960 pour combiner la grande vitesse du B-58 Hustler avec la capacité d’emport et l’autonomie du B-52. North American Rockwell a remporté le concours de conception avec le prototype B-1A, capable d’atteindre Mach 2 à haute altitude. Le programme fut annulé en 1977 en raison des coûts, de l’avènement des missiles de croisière longue portée et des travaux préliminaires sur le bombardier furtif B-2. Il a ensuite été relancé sous une version modifiée, le B-1B, produit entre 1983 et 1988.

Le B-1B est piloté par un équipage de quatre personnes et propulsé par quatre turboréacteurs General Electric F101 à postcombustion. Son poids au décollage peut atteindre 216 tonnes, avec une vitesse maximale de Mach 1,25. Son rayon d’action est d’environ 9 445 kilomètres, avec un plafond opérationnel de 18 300 mètres. Ses ailes à géométrie variable permettent d’optimiser les performances lors du décollage, du vol de croisière et de la pénétration à grande vitesse à basse ou haute altitude.

Son armement peut être chargé dans trois soutes internes et six points d’emport externes, offrant une grande polyvalence pour embarquer des munitions conventionnelles. Le B-1B peut embarquer des bombes à usage général, des munitions guidées de précision comme les JDAM et JASSM, des mines navales ainsi que des armes stand-off telles que le LRASM. Bien que capable initialement de transporter des armes nucléaires, le B-1B est aujourd’hui configuré exclusivement pour des missions conventionnelles.

Le design aérodynamique intégrant une voilure fusionnée au fuselage, associée à un radar de suivi de terrain, un radar à synthèse d’ouverture et un système de navigation inertielle assistée par GPS, permet des frappes de précision. Son équipement défensif comprend des mesures de guerre électronique, des détecteurs d’alerte radar, des contre-mesures jetables et un leurre remorqué. Ses capacités de transmission de données, notamment via le système Link 16, assurent son intégration au sein des opérations interarmées et rendent possibles des réactions rapides contre des cibles à haute valeur stratégique.