Article de 359 mots ⏱️ 2 min de lecture

Le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) a intercepté une formation d’aéronefs russes le 24 septembre 2025 dans la zone d’identification de défense aérienne de l’Alaska (ADIZ), a annoncé le commandement le jour suivant.

L’interception a impliqué deux bombardiers stratégiques Tupolev Tu-95 et deux chasseurs Sukhoi Su-35. Le NORAD a engagé un avion de surveillance E-3 Sentry, quatre avions de chasse F-16 Fighting Falcon, ainsi que quatre ravitailleurs aériens KC-135 pour identifier et suivre les appareils. Selon le commandement, les appareils russes sont restés dans l’espace aérien international et n’ont pas pénétré l’espace souverain américain ou canadien.

« Cette activité russe dans la zone ADIZ de l’Alaska est régulière et n’est pas considérée comme une menace », a précisé le NORAD. Le commandement n’a pas communiqué de détails sur l’itinéraire ni la durée du vol.

Ce nouvel incident constitue la première présence russe dans la zone ADIZ de l’Alaska depuis le 26 août, lorsque un avion de surveillance Ilyushin Il-20 a volé plus de deux heures à proximité des îles Aléoutiennes occidentales. En août, les avions russes avaient réalisé quatre incursions distinctes dans la zone, en plus de deux vols en juillet, un en avril et deux en février, selon les rapports antérieurs du NORAD.

Cette interception survient quelques heures avant une autre opération distincte de l’OTAN en mer Baltique, où des chasseurs hongrois Gripen ont intercepté trois MiG-31, un Su-35 et un Su-30. Ces rencontres quasi simultanées illustrent le rythme soutenu des activités russes de l’aviation stratégique sur plusieurs secteurs géographiques.

Par ailleurs, cette montée des engagements aériens coïncide avec les déclarations politiques du président américain Donald Trump le 23 septembre, qui a suggéré que l’Ukraine pourrait éventuellement retrouver ses frontières d’avant l’invasion russe, tout en jugeant que les membres de l’OTAN devraient envisager d’abattre les appareils russes intrus.