Environ 250 soldats d’active issus de la base interarmées Lewis-McChord, dans l’État de Washington, participent actuellement aux opérations de lutte contre un incendie de forêt qui a déjà dévasté près de 23 500 hectares depuis son déclenchement le 17 juillet.
La majorité de ces soldats appartiennent au 1er bataillon du 23e régiment d’infanterie, intégré à la 2e brigade de combat Stryker, a précisé le lieutenant-colonel Cain Claxton, porte-parole du Commandement de l’hémisphère occidental de l’armée américaine.
Les soldats sont déployés sous forme d’équipes de combat à la main, des unités spécialisées dans la lutte contre les incendies de forêt, pour soutenir l’effort national face au feu baptisé Modrite. Au mardi dernier, le feu était contenu à environ 62 %, selon les autorités locales.
« Leur emploi du temps quotidien suit la structure civile de commandement des incidents : briefings matinaux, déplacement vers les zones affectées, puis missions telles que la construction, l’amélioration et la surveillance des lignes de feu », a expliqué Claxton.
Photo publiée par l’armée américaine montre les soldats utilisant des haches pour déblayer une ligne coupe-feu, une barrière de terre créée en retirant toute matière combustible sur une bande allant de 15 centimètres à un mètre environ. Cette technique vise à empêcher la propagation du feu.
« Toutes les actions sont dirigées par des chefs d’équipe expérimentés en incendies de forêt, dans le cadre d’une réponse inter-agences dite ‘tout gouvernement’, visant à contenir les feux et à protéger les populations et les ressources naturelles », a ajouté le lieutenant-colonel Claxton.
L’armée américaine apporte un soutien aux équipes civiles dans la lutte contre les incendies depuis plusieurs décennies. Cette fois-ci, la demande émane du National Multi-Agency Coordinating Group, qui a sollicité l’aide des soldats d’active, précise une note de presse du département de la Défense.
« Le soutien demandé est prévu pour une durée de 30 jours », a indiqué Claxton. « Le Commandement Nord des États-Unis, en coordination avec ses partenaires, décidera du moment où l’appui militaire ne sera plus nécessaire, et les soldats pourront alors reprendre leurs missions habituelles. »
Les autorités ont spécifiquement demandé des équipes militaires spécialisées pour renforcer les efforts terrestres. Selon Claxton, les soldats de cette unité étaient déjà formés et préparés à cette mission.
Formation et intégration : avant leur déploiement, ces soldats suivent une formation théorique et pratique auprès du Service des forêts des États-Unis. Ils reçoivent un équipement spécialisé, des protections adaptées et sont instruits sur les particularités du comportement des incendies de forêt.
« Une fois mobilisés, ils opèrent sous l’encadrement des chefs d’équipe civils et se conforment aux procédures nationales de gestion des incidents, permettant une intégration fluide avec les autres agences partenaires, tout en garantissant leur propre sécurité et efficacité », précise Claxton.
Cette opération marque la première mission du Commandement de l’hémisphère occidental depuis l’intégration, le mois dernier, du U.S. Army North dans cette nouvelle entité militaire.
« Cette demande reflète la nécessité d’un soutien temporaire renforcé alors que les saisons des feux de forêt deviennent plus intenses et que les ressources civiles sont saturées », souligne le porte-parole. L’État de Washington traverse actuellement sa troisième pire saison d’incendies en vingt ans, une situation aggravée par la conjonction de fortes chaleurs et d’une végétation très sèche.
Par ailleurs, plus de 350 soldats de la Garde nationale participent également aux opérations dans tout l’État. Ils assurent divers soutiens, notamment en aviation, en équipes de lutte contre les incendies, en gestion des points de contrôle routier et en appui aux collectes de dons de la Croix-Rouge, selon Joseph F. Siemandel, porte-parole de la Garde nationale de Washington.
Au lundi précédent, les équipages aériens de la Garde nationale avaient accumulé près de 225 heures de vol et largué pas moins de 4,5 millions de litres d’eau sur les flammes, selon une publication officielle de la Garde nationale de l’État.