Article de 462 mots ⏱️ 3 min de lecture

Du 26 août au 4 septembre, une opération militaire multinationale se tiendra sur l’île norvégienne isolée de Jan Mayen, située dans l’océan Arctique, dans le cadre du programme Arctic Sentry de l’OTAN. Cette manœuvre, nommée Operation Atlantic City, impliquera des forces britanniques, américaines et norvégiennes, avec pour objectif d’intégrer les capacités de surveillance, de commandement et de frappe de précision dans un environnement arctique complexe.

Les Royal Marines et le personnel du RAF LXX Squadron représenteront le Royaume-Uni, tandis que les États-Unis déploieront des unités du Marine Corps Forces Europe and Africa, du II Marine Expeditionary Force, ainsi que des éléments du 10e Marine Regiment et du Marine Air Support Squadron 1. Un peloton High Mobility Artillery Rocket System (HIMARS) de la Garde nationale de l’armée de New Hampshire participera également, soutenu par des avions MC-130 et C-130 pour la mobilité aérienne. La Marine américaine, via la Sixième Flotte et la Task Force 68, est aussi engagée dans l’exercice. Pour la Norvège, des représentants de la Royal Norwegian Navy et de la Garde nationale seront présents.

Étant située à environ 1 000 kilomètres des côtes norvégiennes et au nord du passage stratégique entre le Groenland, l’Islande et le Royaume-Uni (GIUK Gap), Jan Mayen offre un terrain d’entraînement idéal pour tester la coordination des forces dans une zone maritime hautement contestée. L’opération vise à créer un réseau commun de détection, de partage des informations sur les cibles et de coordination des effets militaires, parfois qualifié de joint “kill web”.

Lieutenant-colonel David Palacio du Marine Corps a souligné l’importance de prouver le rôle du corps expéditionnaire en tant qu’élément clé de la « létalité » au sein des forces combinées, permettant un ciblage instantané des mouvements adverses.

Par ailleurs, la simultanéité de cette opération avec les manœuvres navales Northern Viking 26, centrées sur l’Islande et le GIUK Gap, permettra une synergie des moyens de surveillance maritime et renforcera la connaissance situationnelle commune des Alliés dans l’Arctique, comme l’a indiqué le Major General Frode Kristoffersen.

Au-delà des aspects tactiques, les forces participants devront relever les défis logistiques liés à l’isolement de Jan Mayen, notamment en matière d’approvisionnement, d’infrastructures limitées et de conditions climatiques très changeantes.

Pour le Royaume-Uni, cette opération représente une opportunité d’approfondir l’interopérabilité des Royal Marines et du RAF avec leurs alliés dans le cadre d’une posture de défense renforcée des voies maritimes et des territoires arctiques.

Sources : ukdefencejournal