Une importante force d’hélicoptères britanniques et français a lancé un exercice majeur d’entraînement visant à démontrer leur préparation aux opérations de combat de l’OTAN.
Une formation initiale composée de huit hélicoptères Apache, dix Wildcat, deux Chinook et quatre Gazelle a réalisé un « elephant walk » à la base aérienne de Wattisham dans le Suffolk avant de décoller simultanément. Les pilotes militaires utilisent ce terme pour désigner un mouvement de roulage en masse suivi d’un décollage groupé, illustrant ainsi la préparation et la coordination des unités aériennes.
L’exercice, baptisé Pinion Titan, se déroule jusqu’à la fin du mois de novembre.
Jusqu’à 50 hélicoptères, 1 000 véhicules et 2 000 soldats des forces britanniques (Armée de Terre et Royal Air Force), françaises (Armée de Terre) et américaines (US Army) participent à cet entraînement. Sous la direction de la 1re Brigade d’Aviation britannique, les missions intégrées se déploient depuis les Highlands écossais jusqu’à Salisbury Plain, avec l’établissement de groupes de bataille et de bases avancées à travers le nord de l’Angleterre.
Le brigadier Nick English, commandant de la 1re Brigade d’Aviation, a souligné que cette démonstration mettait en avant la capacité de combat de la brigade. « Cet exercice prouve que la 1re Brigade d’Aviation est l’une des formations les plus capables et prêtes de l’OTAN, préparée à défendre le Royaume-Uni et nos alliés », a-t-il déclaré. Il a ajouté que la préparation de quatre types d’appareils différents pour voler ensemble représentait un défi technique et logistique majeur. Cet exercice met également à l’épreuve le travail d’équipe, la coordination, ainsi que l’intégration de nouvelles technologies telles que les drones et les systèmes de communication avancés.
Le programme d’entraînement comprend des opérations de frappes profondes, où les hélicoptères Apache et Gazelle pratiquent des missions en profondeur derrière les lignes ennemies afin de détruire des cibles comme des batteries d’artillerie ou des dépôts de ravitaillement. Des opérations d’assaut aéroporté voient les Chinook de la RAF déployer des parachutistes et du matériel, tandis que les Apache et Gazelle assurent une couverture protectrice. Les hélicoptères de reconnaissance Wildcat collectent des informations sensorielles et des données de ciblage pour orienter les missions des groupes de bataille.
Le capitaine Damien, du 3e Régiment d’Hélicoptères de Combat français, contributeur des hélicoptères Gazelle, a souligné que l’exercice constituait une opportunité précieuse pour améliorer l’interopérabilité. « Nous sommes très fiers de participer à cet exercice majeur, qui offre une excellente occasion de renforcer notre préparation opérationnelle », a-t-il déclaré. « Pour la plupart des soldats, c’est la première fois qu’ils travaillent avec des forces alliées, mais nous constatons que la France et le Royaume-Uni partagent une culture militaire commune. »