En juillet dernier, l’aviateur Brayden Lovan a été tragiquement tué par balle dans la zone de stockage des armes de la base aérienne FE Warren, dans le Wyoming. Selon les faits, il aurait été abattu par un autre membre de son escadron, l’aviateur Marcus White-Allen, qui a été inculpé pour homicide involontaire ainsi que pour avoir fait une fausse déclaration officielle. Ce dernier a ensuite été retrouvé mort dans sa chambre, son commandement n’ayant pas imposé de détention préventive avant son procès.
Cependant, le récit officiel de cet incident n’a pas été communiqué rapidement, laissant place à de nombreuses rumeurs sur Internet. Le décès n’a pas été abordé de manière transparente par l’US Air Force, ce qui a nourri de fausses affirmations, notamment sur le prétendu « déclenchement involontaire » du pistolet modulaire M18. Malgré ces allégations infondées, le General Thomas Bussiere, à la tête du Air Force Global Strike Command, avait ordonné la suspension temporaire de l’utilisation de cette arme du fait d’une inspection approfondie des stocks, même s’il avait rapidement connaissance de la fausseté des accusations portées contre cet équipement.
Durant la période où le General Bussiere, aujourd’hui retraité, était en congé sans donner d’explications, une polémique virulente s’est déclenchée. Celle-ci a poussé un grand nombre d’acteurs militaires et gouvernementaux à réclamer le retrait complet du système d’arme modulaire (MHS) au sein du Département de la Défense et au-delà, sur la base de rumeurs non étayées diffusées en ligne. Suite à ces controverses, les pistolets ont été remis en service pour le Air Force Global Strike Command à la fin du mois d’août, mais la vérité sur les circonstances du décès de l’aviateur Lovan n’a été pleinement clarifiée qu’après plus de trois mois.
Dans ce contexte, l’US Air Force a lancé une inspection complémentaire complète de l’ensemble des MHS en service, pour garantir que les aviateurs et gardiens, qu’ils soient sur leurs bases ou déployés, disposent d’une arme sûre, fiable et fonctionnelle au moment où elle pourrait être nécessaire. Cette inspection a imposé des critères allant au-delà des exigences du Technical Order (ordre technique) initial, qui ont depuis été intégrés dans cette directive.
Malgré un parc d’environ 126 000 pistolets à vérifier, l’inspection a été achevée l’an dernier. Le rapport final, signé le 23 janvier 2026 par le Brigadier Général Brian Filler, directeur des forces de sécurité, affirme clairement :
« 100 % des armes inspectées ne présentaient aucun signe de dysfonctionnement pouvant entraîner un tir involontaire. »
Le rapport, succinct et précis, ne révèle aucune anomalie majeure. Aucune arme n’a montré un état dépassant l’usure normale, et les rares défauts identifiés ont été corrigés lors des opérations de maintenance. Cette clarification vient ainsi dissiper les doutes quant à la sécurité du pistolet M18 dans l’inventaire de l’US Air Force. Contrairement aux rumeurs, le système d’arme modulaire (MHS) est à la fois sûr et fiable, ce qui a été confirmé à plusieurs reprises par différentes forces armées.
Adopté en 2017, le MHS comprend les pistolets M17 et M18 et compte aujourd’hui environ 500 000 exemplaires en service au sein des forces armées américaines. Ces modèles sont dérivés du SIG SAUER P320, également utilisé par plusieurs armées et agences de maintien de l’ordre à travers le monde. Lorsque l’on inclut les versions civiles de cette arme, leur nombre s’élève à plusieurs millions d’unités.