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Ben Wallace, ancien ministre britannique de la Défense, a révélé avoir conseillé au gouvernement de Benjamin Netanyahu d’apporter une aide militaire à l’Ukraine, proposition rejetée par Israël afin de ne pas contrarier la Russie. Il a également critiqué fermement la conduite israélienne depuis le début de l’invasion à grande échelle.

Wallace, ministre de la Défense du Royaume-Uni de 2019 à 2023 et l’un des premiers et plus fervents partisans occidentaux de l’armement de l’Ukraine, a fait cette déclaration sur le réseau social X en réponse à Eugene Kontorovich, professeur à la faculté de droit de l’université George Mason, qui insistait pour qu’Israël reconnaisse la souveraineté argentine sur les îles Malouines.

« J’ai recommandé au gouvernement de Benjamin Netanyahu d’aider l’Ukraine. Israël a refusé, expliquant qu’il ne voulait pas contrarier la Russie. Ainsi, la Russie a pu continuer à dépenser plus d’un milliard de dollars dans les drones iraniens. Aujourd’hui, ce sont les Israéliens ordinaires qui doivent subir les conséquences du jugement de Netanyahu », a écrit Ben Wallace sur X.

Il a poursuivi sa critique avec vigueur : « Depuis l’invasion de l’Ukraine, Israël a accueilli tout l’argent sale russe et des criminels. Un déclin triste pour un pays qui était autrefois respectable. »

Ce dialogue a débuté avec Eugene Kontorovich, membre senior de l’America First Policy Institute spécialisé en droit constitutionnel et international, qui a renouvelé une proposition formulée pour la première fois en janvier : « Il y a six mois, j’ai exhorté Israël à reconnaître les Malouines comme territoire argentin, occupé par le Royaume-Uni. Cette action paraît d’autant plus justifiée aujourd’hui, alors que le gouvernement britannique, devenu encore plus radical, sanctionne des ONG israéliennes et prépare des restrictions commerciales étendues, y compris envers Jérusalem. »

Le Royaume-Uni n’a jamais remis en cause sa souveraineté sur les îles Malouines, où les habitants ont voté à une large majorité en faveur du maintien sous l’autorité britannique lors du référendum de 2013. Les différents gouvernements britanniques se sont toujours maintenus fermement sur cette position.

Le témoignage de Ben Wallace sur la réticence israélienne a été confirmé par John Foreman, ancien attaché de défense britannique à Moscou et à Kiev, qui a répondu : « J’ai dit la même chose à l’ambassadeur d’Israël à Moscou, où des agents iraniens complotaient pour assassiner son personnel. »

La prudence d’Israël concernant sa contribution militaire à l’Ukraine était bien connue durant les premières années du conflit. Le gouvernement israélien a limité son soutien à une assistance humanitaire et à la fourniture de quelques équipements de protection, tout en refusant d’envoyer des armes ou des systèmes de défense aérienne. Ce positionnement était alors publiquement justifié par la nécessité de préserver le mécanisme de « déconfliction » avec les forces russes en Syrie, ainsi que par la situation des communautés juives en Russie.