La Bundeswehr menace d’une amende allant jusqu’à 250 euros pour les jeunes hommes refusant de remplir le questionnaire militaire obligatoire. Le ministère de la Défense a annoncé cette sanction, destinée à renforcer la participation à ce recensement militaire, où seuls environ 3 % des personnes exemptées de réponse s’y soumettent spontanément.
Depuis l’entrée en vigueur au début de l’année de la loi dite de modernisation du service militaire, la conscription formelle n’a pas été réintroduite. Cependant, tous les jeunes Allemands âgés de 18 ans et résidents en Allemagne reçoivent désormais un questionnaire – la réponse est obligatoire pour les hommes, tandis que les femmes peuvent y répondre sur une base volontaire. Les jeunes hommes sont également soumis à une obligation de visite médicale pour le recensement militaire.
La loi prévoyait dès son origine une sanction administrative pour les hommes refusant de répondre au questionnaire, mais le montant de l’amende n’avait pas encore été fixé, contrairement aux contraventions routières où des barèmes standards existent. Selon le ministère de la Défense, une amende maximale de 250 euros est désormais envisagée. La procédure administrative interne est en cours de finalisation.
Au 29 avril, plus de 206 000 courriers avaient été envoyés aux personnes de tous sexes concernées. Environ 86 % des hommes contactés ont répondu dans le délai légal de quatre semaines, et après un rappel, ce taux de réponse est passé à 90 %. Le ministère contredit ainsi un rapport affirmant que plus d’un quart des hommes n’avaient pas répondu aux demandes de la Bundeswehr.
Cependant, cette forte participation ne concerne que ceux qui y sont obligés. Le taux de retour parmi les personnes d’autres sexes, qui ne sont pas tenues de remplir le questionnaire, n’est que d’environ 3 %.
Les différentes étapes du recensement – récupération des données auprès des bureaux d’état civil, traitement informatique, envoi des courriers et gestion numérique du questionnaire – fonctionnent sans problème selon les responsables. Néanmoins, le ministère n’a pas précisé qu’une autre obligation issue de cette loi, celle d’autoriser les séjours prolongés à l’étranger pour les jeunes hommes, a dû être suspendue provisoirement par une mesure générale.