L’Armée de la République de Corée a suspendu les opérations de vol impliquant les hélicoptères légers d’attaque LAH-1 Miron après la découverte de problèmes touchant 82 % des systèmes de propulsion de ces appareils. Cette mesure souligne les enjeux liés à la fiabilité des équipements militaires essentiels.
Lors d’inspections par boroscope menées sous l’égide de la Defense Acquisition Program Administration (DAPA) de Séoul, une corrosion a été constatée sur 47 des 57 moteurs assemblés localement et fournis par Hanwha Aerospace. De plus, des fissures très fines, liées à ces dégradations, ont été détectées sur 38 de ces hélicoptères rotoriques.
L’agence de passation des marchés publics en matière de défense a indiqué que le fabricant français Safran, responsable du développement des moteurs Miron, n’a pas réussi à identifier ce défaut au cours de la phase de contrôle qualité.
DAPA a précisé que l’origine de cette panne provient d’« anomalies dans le diffuseur », apparues suite à une modification du processus de fabrication du système de propulsion par Hanwha. Le diffuseur est un composant aérodynamique crucial, qui régularise le flux d’air pour les hélicoptères de combat en vol.
À la suite de cet incident, DAPA a souligné sa volonté d’appliquer des critères de contrôle plus stricts pour tout matériel acquis à l’avenir.
Une flotte prévue de 160 appareils d’ici 2031
Le LAH-1 Miron sud-coréen s’inspire du système de transport de capacité moyenne Airbus H155, adapté pour répondre aux exigences de l’armée de terre. Cet hélicoptère est motorisé par deux moteurs HAS-Arriel 2L2, chacun délivrant environ 1 030 chevaux, ce qui permet d’atteindre des vitesses supérieures à 130 nœuds (environ 241 km/h), une autonomie de plus de 500 milles nautiques (926 kilomètres) et un plafond opérationnel de 4 572 mètres.
Le Miron est destiné à remplacer les flottes monomoteurs MD 500 et Bell AH-1S Cobra, en service depuis les années 1980. D’ici 2031, environ 160 exemplaires de ces nouveaux hélicoptères devraient être intégrés aux forces armées, pour un investissement total de 5,75 trillions de wons (3,8 milliards de dollars).