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La Marine américaine a publié une demande d’information (RFI) visant à développer des drones de combat autonomes capables d’opérer depuis les porte-avions des classes Gerald R. Ford et Nimitz. Ces appareils devront effectuer des missions d’attaque tout en transportant jusqu’à 10 000 livres (~4 500 kg) d’armement externe.

Le programme des Avions de Combat Collaboratifs (CCA) vise à fournir une plateforme létale, robuste, persistante et polyvalente capable d’opérer en mer, en étroite collaboration avec les avions pilotés actuels et futurs tels que le F/A-18E/F Super Hornet, le F-35C Lightning II ou le futur F/A-XX de 6e génération.

Les drones devront être compatibles avec les systèmes de lancement par catapulte et d’appontage par câble des porte-avions. La Marine exige qu’ils soient certifiés en conditions terrestres dans un délai de trois ans après la signature éventuelle du contrat.

En termes d’armement, chaque appareil devra pouvoir transporter quatre munitions externes d’un poids maximal de 2 500 livres (environ 1 135 kg) chacune, offrant un potentiel maximum de 10 000 livres. Une capacité de transport interne des armes est également étudiée afin de réduire la signature radar. Les drones sont aussi attendus pour rester positionnés dans la zone de combat pendant 30 minutes tout en conservant assez de carburant pour un retour sûr vers le porte-avions.

Un plafond de coût fixé à 30 millions de dollars par drone correspond à une volonté d’accessibilité économique, bien en deçà du prix des chasseurs pilotés comme le Super Hornet ou le F-35C, sans compter la formation et l’entretien liés aux pilotes humains.

Le contrôle des drones utilisera le système MD-5 développé initialement pour la gestion du MQ-25 Stingray de Boeing, conçu pour permettre le pilotage autonome d’avions uniques ou la coordination de multiples drones.

Plusieurs grands industriels de la défense tels que Anduril, Boeing, General Atomics, Northrop Grumman et Lockheed Martin travaillent déjà sur des concepts liés au programme. Il est à noter que les exigences navales imposent des renforcements structurels et une résistance accrue à la corrosion, notamment pour les phases de lancement par catapulte et les appontages avec arrêt brutal, différenciant ces drones de leurs homologues terrestres développés pour l’US Air Force.

Enfin, cette demande d’information est destinée à évaluer le marché et à préparer un éventuel appel d’offres pour produire deux prototypes fonctionnels lors de la première phase du programme. Les réponses doivent être soumises avant le 18 septembre 2026.

Sources : galaxiamilitar