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La menace proférée par le régime Trump contre le Groenland a confirmé l’unité de l’OTAN et la volonté de ses membres de se défendre mutuellement, y compris face à la plus puissante armée du monde, selon un reportage de la radio danoise. La Suède, aux côtés d’autres pays, a signé une déclaration commune se disant prête à soutenir les États-Unis dans le détroit d’Hormuz par des « efforts appropriés ».

La défense du Groenland avait été planifiée dès début 2025, suite aux propos de Donald Trump évoquant le territoire. Dès lors, plusieurs pays européens, notamment la France, l’Allemagne et les nations nordiques, se sont engagés à épauler le Danemark. Cette préparation a été activée en janvier 2026, avec une mise en alerte réelle incluant des moyens médicaux comme l’acheminement de poches de sang, ainsi que la disponibilité d’explosifs destinés à neutraliser les pistes d’atterrissage stratégiques.

Il ne s’agissait donc pas d’une réaction spontanée, mais d’une mobilisation planifiée depuis près d’un an. De son côté, la France s’est montrée particulièrement généreuse dans son soutien :

« Nous sommes prêts à faire quasiment tout ce que le Danemark demanderait. Rien que de la France, le Danemark peut attendre des soldats équivalents à une petite bataille, soit plusieurs centaines d’hommes, a déclaré un responsable. Vous voulez plus de soldats ? Vous pourriez les avoir. Plus de soutien naval ? Vous pourriez l’obtenir. Davantage d’appui aérien ? Cela aussi. »

Cette détermination souligne l’absence d’hésitation à soutenir le Danemark, un allié de l’OTAN.

Sur le plan stratégique, il est apparu que toute tentative américaine d’invasion du Groenland serait coûteuse et ne pourrait se faire sans recours à la force. Il faut rappeler que les États-Unis ne disposent ni de navires de guerre adaptés ni de brise-glaces suffisants dans ces eaux glacées, rendant le transport aérien indispensable. La destruction des pistes d’atterrissage empêcherait alors même le déploiement des moyens nécessaires à leur réparation.

Cette solidarité européenne et la volonté de défendre fermement le Danemark confirment la force et la cohésion de l’OTAN. C’est la preuve que, pour les alliés européens, l’entraide face à une agression est un principe fondamental – à condition toutefois d’exclure les États-Unis de cette dynamique interne.

Un haut responsable danois du renseignement a confié :

« Ce n’est pas terminé. Trump est encore là pour trois ans. Quelle que soit l’évolution, la méfiance et la défiance envers le Commonwealth persisteront tant qu’il poursuivra son ambition d’agrandir le territoire américain. »

Contrairement à certaines fausses informations, Donald Trump n’a jamais menacé l’OTAN en affirmant vouloir envahir le Groenland si ses intérêts n’étaient pas soutenus dans le détroit d’Hormuz.

En revanche, la Suède fait partie des pays ayant signé une déclaration commune relative à la sécurité du détroit d’Hormuz :

« Nous exprimons notre disposition à contribuer aux efforts appropriés afin d’assurer la libre circulation dans le détroit. Nous saluons l’engagement des nations engagées dans les plans préparatoires. »

En clair, la Suède se tient prête à participer par des « efforts appropriés » à l’assistance américaine dans cette région stratégique.

Les pays signataires de cette déclaration sont : le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, le Danemark, la Lettonie, la Slovénie, l’Estonie, la Norvège, la Suède, la Finlande, la République tchèque, la Roumanie, Bahreïn et la Lituanie.

À noter que, puisque Trump nomme sa plateforme sociale “Truth”, toute référence à des “vérités” postées là-bas doit être prise avec ironie, voire scepticisme.