La Russie aurait secrètement assisté l’Iran dans le développement de missiles de croisière hypersoniques capables de menacer la flotte américaine au Moyen-Orient, selon plusieurs révélations issues de correspondance, brevets militaires et documents confidentiels.
Depuis 2023, le Kremlin mobiliserait des spécialistes expérimentés pour transférer à Téhéran une technologie sensible, notamment un système de propulsion par statoréacteur permettant à ces missiles de voler à plusieurs fois la vitesse du son. Ce programme, nommé C430L, représenterait une avancée majeure que l’Iran cherchait à acquérir depuis des décennies et qui aurait nécessité des autorisations au plus haut niveau.
Par ailleurs, des documents détaillent comment la Russie envisage d’équiper l’Iran avec 5 000 drones à fibre optique de courte portée ainsi que des drones guidés par satellite de plus longue portée, accompagnés d’une formation pour leur utilisation. La livraison de ces drones aurait débuté en mars 2024 pour s’achever à la fin du mois, dans un contexte de tension accrue et d’échanges d’attaques entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
En outre, des renseignements recueillis par les services de renseignement occidentaux et ukrainiens suggèrent que Moscou partagerait également des informations stratégiques sur les mouvements des forces militaires américaines dans le Golfe persique, permettant à Téhéran de mieux cibler ses opérations contre ces forces.
Cet ensemble de transferts technologiques militaires intervient malgré les efforts préalables des États-Unis pour rétablir un dialogue avec la Russie, témoignant d’une coopération militaire grandissante entre Moscou et Téhéran au cœur des tensions régionales.
