La Russie réaffirme son engagement à poursuivre son soutien militaire aux gouvernements dirigés par des juntes au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Ces pays, qui ont formé une alliance régionale dissidente, ont récemment renforcé leurs liens avec Moscou, au détriment de leurs relations avec l’Occident.
Lors d’une visite à Niamey, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a signé une déclaration commune avec l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette déclaration souligne que Moscou « poursuivra son appui au renforcement des capacités opérationnelles des forces armées des États membres de l’AES ».
La rencontre réunissait les ministres des Affaires étrangères des trois pays d’Afrique de l’Ouest, dans la continuité d’un précédent sommet similaire organisé en avril 2025 à Moscou.
Burkina Faso, Mali et Niger sont gouvernés par des régimes militaires issus de coups d’État survenus entre 2020 et 2023. Depuis, ces États se sont distanciés de la France, ancienne puissance coloniale, pour se rapprocher de la Russie.
La Russie et son groupe paramilitaire, le Corps africain, apportent un soutien crucial aux pays de l’AES dans leur lutte contre les groupes jihadistes, responsables de la mort de dizaines de milliers de personnes dans la région.
Par ailleurs, Moscou cherche également à intensifier sa coopération économique avec les États du Sahel, notamment dans les secteurs de l’énergie et des ressources minières.