L’Armée britannique a été contrainte de réduire ses entraînements non essentiels afin de contenir les coûts, selon des informations récentes. Ces coupes concernent principalement les unités basées au Royaume-Uni qui ne préparent pas de déploiement spécifique.
Parmi les mesures prises, des exercices importants avec tirs réels et des entraînements collectifs sur des terrains tels que Salisbury Plain dans le sud-ouest de l’Angleterre et Sennybridge au centre du Pays de Galles seront revus à la baisse. Des activités annulées incluent notamment des exercices du Royal Tank Regiment au Pays de Galles et une autre manœuvre combinant chars et hélicoptères d’attaque Apache. Ces restrictions devraient perdurer une bonne partie de l’année.
Cependant, les entraînements liés aux exigences opérationnelles restent maintenus, en particulier les préparations pour les unités déployées ou devant l’être en Estonie, à Chypre et aux îles Malouines, ainsi que la formation du personnel déjà en mission. Les activités de modernisation, notamment dans les domaines de la guerre drone et de la contre-drone, s’appuyant sur les enseignements du conflit en Ukraine, continueront également.
Ces coupes interviennent malgré une augmentation prévue des budgets de défense. L’armée prévoit d’investir 2 milliards de livres sterling (2,7 milliards de dollars) dans la transformation de son système d’entraînement sur les 15 prochaines années. Toutefois, Londres peine à financer les exercices de routine car la majeure partie des financements supplémentaires est allouée à l’acquisition de nouvelles armes et autres programmes d’équipements capital.
Au titre du Plan d’Investissement de la Défense, les dépenses devraient atteindre 2,7% du PIB entre 2024 et 2028. Le Royaume-Uni avait consacré 62 milliards de livres sterling (84 milliards de dollars) à la défense lors du dernier exercice fiscal, montant qui devrait grimper à 79,1 milliards de livres (107 milliards de dollars) d’ici mars 2030. Le Premier ministre Andy Burnham est sous pression pour porter cette part à 3% du PIB d’ici 2030, tandis que l’objectif gouvernemental à plus long terme est de 3,5%.
