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Face aux attaques récentes menées par l’Iran contre ses bases au Moyen-Orient, l’Armée de l’Air des États-Unis cherche à acquérir des canons antiaériens portables et modulaires pour protéger ses installations stratégiques à l’étranger.

Ce projet, nommé Système d’Armes de Canon de Calibre Moyen Terrestre, vise à mettre au point une arme capable de tirer des munitions abordables, pouvant détruire efficacement des drones de toutes tailles ainsi que des missiles de croisière subsoniques. L’objectif initial est d’assurer une protection permanente des actifs américains face à ces menaces en constante évolution.

Les incidents récents ont montré la vulnérabilité des bases américaines. En effet, un drone iranien armé a réussi à contourner les défenses aériennes et a frappé un centre d’opérations au port civil de Koweït, provoquant la mort de soldats américains. D’autres attaques ont visé des bases en Jordanie (Muwaffaq Salti) et en Arabie Saoudite (Prince Sultan), causant également des pertes humaines et des dégâts matériels, notamment sur cinq ravitailleurs KC-135 stationnés au sol.

La nouvelle arme recherchée doit répondre à une quinzaine de critères, incluant une haute probabilité de neutralisation des objectifs, qu’il s’agisse de petits drones (groupe 1) jusqu’à de grands UAV volant au-dessus de 18 000 pieds (groupe 5).

Par ailleurs, les développeurs doivent intégrer des capteurs et technologies radar, électro-optiques, infrarouges et radiofréquences adaptés à diverses conditions météorologiques et environnements tactiques. Le système d’arme devra aussi être évalué sur son rayon d’action, son élévation, la capacité de son chargeur, le nombre d’opérateurs nécessaires, ainsi que sa connectivité avec les réseaux de commandement et d’autres capteurs.

Cette arme sera conçue pour survivre à des attaques massives combinant drones et missiles, tout en restant compacte et facilement déployable sur des terrains difficiles.

L’Armée de l’Air américaine est pleinement consciente des défis majeurs posés par la défense aérienne moderne, notamment en termes de coûts élevés des systèmes actuels en comparaison avec les drones et missiles adverses, ainsi que de limites en approvisionnement en munitions lors d’engagements intenses.

Pour cette raison, le projet insiste sur une optimisation poussée : la munition doit maximiser ses performances balistiques et ses effets terminaux sans entraîner une hausse excessive des coûts par interception, ni dépasser les capacités physiques de la plateforme embarquée.

Une date limite pour les propositions a été fixée au 9 octobre, ce qui montre l’urgence pour l’Armée de l’Air de renforcer ses défenses face aux menaces aiguës et grandissantes dans les théâtres d’opérations étrangers.

Sources : galaxiamilitar