L’armée américaine s’apprête à intégrer officiellement une arme laser à ses systèmes de défense, selon une source proche du dossier. Ce déploiement représenterait une avancée majeure dans l’adoption des technologies laser par les forces armées américaines.
Un contrat devrait être prochainement attribué pour le développement du système Enduring High Energy Laser. Si cette arme est mise en service, ce sera un pas significatif dans la lutte contre les menaces émergentes sur les champs de bataille modernes.
Le Pentagone a renvoyé toute demande d’information à l’armée de terre, dont le porte-parole n’a pas souhaité faire de commentaire à ce stade.
Selon les informations révélées, un appel d’offres préliminaire a été publié afin de permettre à l’industrie de la défense d’évaluer la faisabilité et la pertinence de la production et du déploiement de jusqu’à 24 systèmes laser haute énergie permanents.
Cette décision intervient dans un contexte où les forces armées américaines font face à la prolifération de drones de petite taille et peu coûteux, qui se multiplient sur les théâtres d’opérations. L’expérience des conflits en Ukraine et en Israël a démontré la capacité de ces drones à infliger des pertes sévères aux personnels et aux équipements adverses. Certains modèles, contrôlés par câble à fibre optique, échappent même à toute tentative de brouillage électronique.
De plus, l’Iran a employé ces drones pour attaquer des installations américaines et celles de ses alliés au Moyen-Orient.
Pour faire face à ces menaces, les armées ont commencé à déployer des munitions spécialement conçues pour neutraliser les drones, ainsi que d’autres technologies innovantes. L’année dernière, l’armée de terre a déployé un véhicule équipé du BlueHalo LOCUST Laser Weapon System à la frontière sud des États-Unis.
L’Enduring High Energy Laser, dont le développement s’appuie sur des décennies de recherche, a été présenté pour la première fois en juillet 2024 via un avis spécial. Il résulte des enseignements tirés des tentatives précédentes, notamment celle d’un système à énergie dirigée monté sur véhicule blindé Stryker, que le Government Accountability Office avait jugé « pas assez mature » pour un usage opérationnel.