En une démonstration éclatante de ses capacités robustes en matière de défense aérienne, l’Armée indienne a exposé publiquement l’épave d’une fusée guidée pakistanaise Fatah-II, interceptée en plein vol par le système de défense aérienne indigène Akash. Des images marquantes relayées sur les réseaux sociaux montrent un soldat de l’armée placé à côté de la partie inférieure du corps de la fusée abattue, donnant une idée saisissante de l’envergure impressionnante de ce missile.
La photographie, diffusée par un média spécialisé en défense, illustre un jawan en uniforme de camouflage standard, debout aux côtés du projectile carbonisé et fragmenté, qui reste nettement plus grand que lui malgré les dégâts subis. En arrière-plan, un panneau vert mentionnant « Bhitcenga » suggère que l’exposition se déroule dans une base avancée ou un centre d’entraînement situé dans une zone stratégique proche de la frontière. Cette comparaison à l’échelle humaine souligne la taille importante de la Fatah-II — estimée à plus de 7 mètres de longueur totale — et met en lumière l’ampleur de la menace neutralisée par les forces indiennes.
Cette mise en lumière fait directement référence aux affrontements majeurs de l’Opération Sindoor en mai 2025, une contre-offensive rapide de l’Inde suite aux frappes de représailles lancées par le Pakistan, incluant des tirs de roquettes Fatah-II depuis des lance-roquettes multiples (MLRS). Une de ces fusées guidées de dernière génération, dotée d’une portée supérieure à 400 kilomètres et équipée de têtes à guidage de précision, a été interceptée et détruite avec succès par le système Akash au-dessus de Sirsa dans l’État de Haryana le 10 mai. Cette interception a permis d’éviter des attaques potentielles sur des infrastructures critiques, constituant ainsi une victoire défensive déterminante lors des combats aériens et terrestres de l’opération.
Le système de défense aérienne Akash, produit phare de l’Organisation de Recherche et de Développement pour la Défense indienne (DRDO), utilise des missiles sol-air supersoniques à guidage radar actif, assurant des opérations de jour comme de nuit par tous les temps. Capable d’engager des cibles à plus de 45 kilomètres, ce système a évolué de son rôle initial de défense moyenne portée pour devenir un élément central du réseau de défense aérienne en couches de l’Inde, s’intégrant parfaitement avec d’autres systèmes comme le S-400. Lors de l’Opération Sindoor, la rapidité de réaction et le taux élevé de succès face aux menaces de croisière et balistiques à basse altitude, telles que la Fatah-II, ont illustré l’avancée technologique indienne vers des équipements autochtones, éprouvés en conditions réelles.
Les analystes militaires considèrent cette exposition d’épave comme bien plus qu’un acte symbolique : elle offre l’opportunité d’un examen forensique approfondi de l’armement pakistanais, révélant des données précieuses sur les systèmes de guidage, la technologie de propulsion et les faiblesses potentielles susceptibles d’être exploitées pour élaborer des contre-mesures futures. La Fatah-II, dérivée des roquettes Weishi chinoises, représente l’effort du Pakistan pour développer une artillerie à longue portée, mais les interceptions répétées par l’Inde ont mis en évidence ses limites face aux systèmes avancés de guerre électronique et de défense antimissile.