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La répartition des créneaux de construction des frégates de type 26 entre la Royal Navy et la marine royale norvégienne n’est pas encore définie, alors que la planification détaillée de la production continue de se finaliser avec l’industrie et les partenaires internationaux, a indiqué le ministre britannique de la Défense, Luke Pollard, devant le Parlement.

En réponse à une question écrite du député conservateur Ben Obese-Jecty, qui s’interrogeait sur le nombre de créneaux de construction attribués à chaque marine dans la période d’investissement à court terme prévue par le Plan d’investissement de défense, Luke Pollard a précisé que le programme « reste concentré sur la livraison d’une flotte combinée d’au moins 13 frégates destinées à traquer les sous-marins russes dans l’Atlantique Nord, ce qui représente le plus important contrat britannique de construction navale jamais conclu et constitue la pièce maîtresse de l’Accord de Lunna House ».

Cette flotte comprend huit frégates de lutte anti-sous-marine de type 26 pour la Royal Navy et au moins cinq pour la Norvège, a-t-il ajouté, soulignant que « la planification détaillée de la production et l’attribution des créneaux de construction individuels liés aux besoins du Royaume-Uni et de la Norvège continuent d’être développées en collaboration avec l’industrie et les partenaires internationaux ».

Cette déclaration fait suite à la confirmation cet été par le gouvernement britannique que certains créneaux de construction initialement réservés à la Royal Navy étaient actuellement étudiés pour un possible transfert à la Norvège.

Dans une réponse écrite adressée au député conservateur Mark Francois, le ministre Pollard indiquait que le Royaume-Uni « travaille en étroite collaboration avec nos partenaires norvégiens » et « évalue les options pour proposer à la marine royale norvégienne des créneaux de construction de type 26 actuellement alloués à la Royal Navy ». C’était la première reconnaissance officielle et directe que cette piste était activement explorée, même si cette possibilité était envisagée depuis longtemps dans les cercles de l’industrie de défense. En effet, la flotte combinée devait notamment accomplir des missions dans la même zone, dans le cadre d’un effort commun large.

Les ministres ont toujours assuré que le programme propre à la Royal Navy ne serait pas réduit pour autant. « La Royal Navy recevra bien l’intégralité des huit frégates de type 26 prévues dans la seconde moitié des années 2020 et dans les années 2030 », a insisté Luke Pollard, décrivant en parallèle le plus important achat de défense jamais réalisé par la Norvège, qui permettra de constituer une force anglo-norvégienne combinée de treize frégates de lutte anti-sous-marine, déployées conjointement en Europe du Nord et renforçant significativement le flanc nord de l’OTAN.

La Norvège a sélectionné le type 26 en 2025 pour remplacer ses frégates de classe Fridtjof Nansen. Les bâtiments seront construits par BAE Systems sur la Clyde, aux côtés des frégates de la Royal Navy. La gestion de la séquence de construction des coques norvégiennes dans la série existante constitue l’une des questions centrales autour de cet accord, Oslo souhaitant mettre rapidement en service ses nouvelles frégates, tandis que la Royal Navy doit remplacer ses vieillissantes frégates de type 23, qui quittent le service plus rapidement que l’arrivée de leurs successeurs.

Le programme avance par ailleurs de manière continue, avec la première unité de la série, le HMS Glasgow, mis sous tension pour la première fois en décembre dernier. Ce dernier produit sa propre électricité via des générateurs diesel embarqués, qui font partie de l’architecture hybride de propulsion de la classe. Ce dispositif est conçu pour optimiser la discrétion acoustique, un élément crucial dans les opérations de lutte anti-sous-marine.