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En août 2026, les forces américaines ont déployé temporairement des lanceurs de missiles Tomahawk à Trondheim, en Norvège, dans le cadre de l’exercice Atlantic City 26. Cette manœuvre vise à valider la mobilité stratégique aérienne et l’intégration des frappes distribuées en coopération avec les forces britanniques et norvégiennes dans la région arctique.

Face à ce déploiement, le ministère russe des Affaires étrangères a réagi avec fermeté. La porte-parole Marija Sacharowa a dénoncé cette installation comme une mesure déstabilisante de l’OTAN, soulignant que les infrastructures de lancement et de commandement américaines deviennent des « cibles potentielles » d’attaques russes.

La Russie met en avant que ces systèmes à base de cellules MK-41 peuvent lancer des missiles polyvalents, touchant des cibles terrestres et maritimes, notamment des missiles de croisière à longue portée Tomahawk. Leur présence en Norvège permettrait a priori de couvrir une large partie du territoire européen russe, y compris Moscou.

En conséquence, Moscou avertit que ces installations et leurs sièges de commandement seront des points de vigilance majeurs pour ses forces de dissuasion stratégique, en cas de conflit armé. Cela s’inscrit dans un contexte de tensions accrues, le dialogue sur la stabilité stratégique entre la Russie et les États-Unis étant officiellement interrompu depuis une décision unilatérale américaine sous l’administration Biden.

La Russie rejette également la proposition américaine d’inclure la Chine dans des négociations multilatérales, la qualifiant d’irréaliste du fait du refus chinois actuel de participer. Enfin, elle considère le déploiement de ces missiles comme un obstacle majeur à toute reprise constructive des discussions bilatérales en matière de désarmement et de sécurité stratégique.

Sources : augengeradeaus