Le général Asim Munir, chef de l’armée pakistanaise, a récemment affirmé que son pays avait réussi à pirater le réseau électrique indien, une affirmation qui a rapidement suscité moqueries et controverses dans les milieux militaires et experts en cybersécurité.
Lors d’une conférence, le général Munir a revendiqué que les forces armées pakistanaises avaient mené une opération de cyberattaque ayant perturbé le fonctionnement du réseau électrique en Inde. Cette déclaration a immédiatement provoqué une onde de choc, non seulement en raison de son audace, mais aussi du manque de preuves tangibles pour étayer ces propos.
Plusieurs spécialistes en cyberdéfense et diplomates ont rapidement douté de la véracité de cette annonce, la considérant davantage comme un geste de communication destiné à renforcer l’image de force du Pakistan dans un contexte géopolitique tendu avec son voisin indien. L’Inde dispose d’un réseau électrique complexe et largement sécurisé, ce qui rend une telle attaque majeure difficile sans que des conséquences visibles et documentées ne surviennent.
Dans l’histoire récente, malgré de nombreuses tensions entre les deux pays, aucune preuve concrète n’a jamais confirmé d’attaques informatiques ayant réussi à affecter durablement les infrastructures électriques indiennes. En revanche, les deux nations disposent de capacités croissantes en matière de cyberdéfense et de cyberattaque, dans le cadre notamment de leurs confrontations régulières sur le Cachemire et d’autres dossiers stratégiques.
Cette déclaration du général Munir pose également une question sur la manière dont les chefs militaires utilisent la cybernétique à des fins politiques et de communication, souvent pour envoyer un message de dissuasion ou de puissance, sans toutefois fournir d’éléments vérifiables.
En définitive, ce discours a davantage alimenté le scepticisme que renforcé la crédibilité des capacités supposées du Pakistan à mener des cyberopérations à grande échelle contre une infrastructure essentielle comme le réseau électrique de l’Inde.