Les Marines évoluent dans des environnements très variés, allant des jungles épaisses aux déserts brûlants, jusqu’aux étendues glaciales de l’Arctique. Comme dans d’autres branches des forces armées, les températures extrêmes représentent un risque sérieux. Le Corps des Marines souhaite désormais améliorer le suivi des conditions climatiques extrêmes afin de réduire les blessures liées au froid ou à la chaleur.
Ce mois-ci, le Corps des Marines a publié une note administrative concernant son Programme de Prévention des Blessures dues au Stress Thermique et au Froid. Cette mise à jour, la première depuis plus d’une décennie, fournit des directives précises aux commandants de base, aux chefs d’unités et au personnel médical pour mieux se préparer face aux températures extrêmes et prévenir les incidents liés à la chaleur.
Le but principal de ces nouvelles consignes est de garantir que tout le personnel exposé reçoit une formation complète sur les causes, la prévention et le traitement des blessures liées au stress thermique ou au froid.
La formation doit inclure l’apprentissage de l’indice de température humide-bulbe-globe (WBGT), les cycles de travail et de repos, les systèmes d’alerte à l’aide de drapeaux ainsi que l’indice de refroidissement éolien. Le personnel médical est disponible pour accompagner cette formation. Des sessions de remise à niveau pourront être organisées à la discrétion du commandant ou de l’officier responsable avant toute exposition à des environnements chauds ou froids.
Photo : Le nouveau cadre, premier en onze ans, insiste sur la surveillance et la collecte de données relatives aux conditions environnementales et à l’état de santé des Marines. (Photo Corps des Marines US par le Lance-Cpl. Trevor BishopWilliams)
La dernière directive à ce sujet remontait à 2015. Le guide actualisé conserve de nombreuses similitudes, mais accorde une importance renforcée à la collecte de données par les commandants et à l’enregistrement systématique de toute blessure thermique ou liée au froid via le système d’information Risk Management Informational.
Malgré les réglementations et mesures déjà en place, les conditions météorologiques extrêmes demeurent une menace réelle, parfois mortelle, pour les militaires. Des cas d’effondrement et de décès liés à la chaleur ont été signalés.
Les nouvelles consignes demandent aux commandants des unités d’établir une procédure opérationnelle standardisée pour les entraînements ou missions dans des climats extrêmes. Ils doivent suivre rigoureusement la température et s’assurer que toutes les troupes disposent d’une formation adéquate et du matériel nécessaire avant toute opération. En complément d’une meilleure tenue de registres, il est impératif d’intégrer suffisamment de pauses pendant les entraînements en conditions extrêmes et de veiller à une hydratation constante.
Par ailleurs, les soldats présentant des facteurs de risque, tels que la prise de médicaments ou des antécédents de réaction au stress thermique ou au froid, doivent être identifiés et évalués par le personnel médical avant toute activité.
La directive met aussi l’accent sur la nécessité pour les commandants de solliciter rapidement l’assistance du personnel médical militaire. Une « quantité suffisante de personnels formés » doit être désignée pour surveiller les soldats susceptibles de souffrir de blessures liées aux extrêmes thermiques et leur apporter un soutien immédiat en cas de besoin.
Un autre point majeur concerne la collecte et la gestion des données. Les commandants des bases et installations sont responsables de la maintenance des dispositifs de mesure WBGT et doivent soutenir leurs unités dans le suivi des cas de blessures liées à la chaleur ou au froid. De nombreuses bases sont implantées dans des zones soumises à de fortes chaleurs.
Cette nouvelle approche reflète la volonté du Corps des Marines d’améliorer la sécurité et la résilience de ses combattants face aux défis posés par des environnements physiques extrêmes.