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Une récente question posée au Parlement a permis de clarifier, de manière inattendue, la position du gouvernement sur un éventuel retour au standard des deux puissances pour la Royal Navy.

Andrew Rosindell, député conservateur de Romford, a interrogé le ministère de la Défense « sur la possibilité que son département adopte la politique de réinstaurer le standard des deux puissances appliqué à la flotte de la Royal Navy ». Sa question faisait référence à cette référence historique utilisée à la fin du XIXe siècle pour évaluer la supériorité maritime.

Dans sa réponse, le secrétaire parlementaire Al Carns a expliqué que cette mesure remontait à la Naval Defence Act de 1889. Comme l’indique la réponse écrite, cette loi exigeait que « la Royal Navy maintienne une flotte au moins aussi puissante que celle des deux marines les plus fortes réunies ».

Al Carns a souligné que le contexte stratégique qui oriente la planification de la défense britannique est aujourd’hui très différent de celui de cette époque. La réponse précise que « notre sécurité repose désormais sur la défense collective de l’OTAN, où les capacités sont partagées entre 32 alliés ».

Le secrétaire parlementaire a profité de cette réponse pour exposer l’approche actuelle du gouvernement en matière de développement de la flotte. Il a écrit que « la guerre navale moderne exige toujours la masse, la présence et la résilience ». La Royal Navy est ainsi décrite comme « en cours de transformation vers une flotte hybride, évoluant vers une force dispersée mais numériquement connectée, composée de plateformes habitées, non habitées et autonomes ». Selon le ministère, cette combinaison vise à augmenter la masse et la puissance disponibles, dans une optique de maîtrise des coûts, tout en maintenant les capacités propres à une marine de premier plan au sein de l’OTAN.